Le Moment Curieux, épisode VII

Sachoyez-le, infatigables lecteurs et donateurs réguliers au fond d’investissement de la Science Officielle®, c’est un travail fatiguant que de faire taire la véritude au quotidien. Entre les bébés pandas qu’on égorge pour se faire des chaussons, et la réduction au silence des rebelles d’internet qui osent remettre en question notre droit à leur cacher une vérité qu’ils ignorent eux-mêmes-mais-c’est-sûr-y’en-a-une, on ne s’en sort pas. C’est épuisant. Que voulez-vous, on bosse on bosse, et on oublie que nous ne sommes que des reptiliens.

Du coup, j’ai engagé un assistant, c’est un copain de régiment.

Il s’appelle Sergio Alcibiades Joaquín Escobar Salvador de la Fuente Rosario y Cristiano del Electroencefalografistas, mais on va l’appeler Sergio.

N’est-ce pas Sergio ?

2caa106906a472bdfafa745549c4c325  < Oui chef ! A vos ordres, chef ! Cette cravate fait ressortir vos yeux, chef.

Bien bien bien. Alors, de quoi s’agit-il ?

Le Mètre et la Coudée Royale

Du mètre et de la coudée royale. Écoutons un peu ça, le récital de bêtises va commencer.

2caa106906a472bdfafa745549c4c325  < Il n’y a pas de narrateur chef, c’est purement visuel !

D’accord. On a donc droit à la photo de la coudée de Toutankhamon, puis à une capture d’écran de la page Wikipédia (comme d’habitude) qui leur a servi à faire des recherches approfondies.

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Puis c’est le début des mathématiques de l’absurde ! Vous vous souvenez certainement de l’hilarante séquence de La Révélation des Pyramides où Sylvie et Grimault s’évertuent à nous sortir des rapports mathématiques tarabiscotés à partir de mesures aléatoires de la Grande Pyramide ?

Eh bien, c’est exactement ce que Frédéric (un autre membre de la fine équipe derrière la chaîne du Moment Curieux) fait.

0 :40 « La coudée royale et le mètre sont liés par une simple relation. Soit un cercle de diamètre 1 mètre ; Pi divisé par 6 vaut 0,5236 mètres : la coudée royale ».

Accompagné de l’image ci-dessus. Notez qu’il n’est pas indiqué précisément s’il divise ou multiplie sa valeur de 1 mètre par (π/6) ; mais en l’occurrence ça ne change en rien le résultat.

ALORS, quéquivapas ? Sergio, qu’est-ce que t’en pense ?

2caa106906a472bdfafa745549c4c325    < Ben heu, ça a l’air cohérent ma foi ! Il aboutit à la valeur de la coudée royale, c’est pas une preuve ça, chef ?

Non. Il n’y a rien qui vous choque dans l’opération ?

D’une, Pi/6 donne 0,5235, et pas 0,5236. A moins de l’arrondir volontairement, sauf que ça n’est ni obligatoire ni justifié, d’où une manipulation des chiffres.

Et de deux, cette démonstration ne fonctionne pas pour la simple et bonne raison que ça fonctionne avec n’importe quelle unité de mesure.

Vérifions : 1 kilomètre multiplié par (π/6), ça fait… 1 kilomètre. Jusque-là, on est bons.

Mais, une brasse multipliée par (π/6) (c’est-à-dire 0,523598 etc), ça fait… 0,523598… brasse !

Une année-lumière multipliée par (π/6), ça fait 0,523598 année-lumière ! Que le grand Cric me croque si les égyptiens ne connaissaient pas la mesure de longueurs qui sépare les étoiles ! Achetez mon bouquin et faites vos recherches !

Donc, le résultat auquel Moment Bercé-trop-près-du-mur va aboutir sera forcément celui qu’il attend, le mètre, puisque son postulat de départ comprend déjà le mètre !

 Le mètre qui, je le rappelle, n’existait évidemment pas, ni à l’Ancien Empire égyptien, ni au nouveau, ni jamais jusqu’à ce qu’un certain Condorcet propose de mettre de l’ordre dans le bazar des unités de mesures utilisées en France sous l’Ancien Régime, pour utiliser cette valeur, le mètre, correspondant au dix millionième de la distance entre l’équateur de la Terre et le Pôle Nord !

Donc je demande, pourquoi le mètre ? Je vous rassure, son calcul restera faux d’une manière ou d’une autre, mais le premier truc qu’on doit faire quand veut éviter de passer pour un gros faisan, c’est de JUSTIFIER son postulat de départ ! Pourquoi le mètre et pas le pouce, la lieue, la demi-couille ou l’hypoténuse de l’année-lumière ?! Et tant qu’on y est, pourquoi utiliser Pi particulièrement, il y a une raison ? Et pourquoi diviser par six ?

Puis, on a droit à « Du reste 5xPi divisé par 6 est égal à 2,618 mètres, soit le nombre d’or au carré ».

… qui parvient, saluons l’exploit, à faire pire encore que le précédent « calcul » question logique, puisqu’il ne dit même plus de quelle unité de mesure il se sert pour son postulat de départ ! Pourquoi CINQ fois Pi ?! Pourquoi divisé par 6 et pas 5 ou 8 ? Et en quoi ce cirque peut donner 2,618 mètres alors qu’aucun chiffre de l’opération ne possède d’unité de mesure ?! Pourquoi des mètres et pas des kilos ou des joules ? Et qu’est-ce que Pi vient foutre là-dedans, d’ailleurs ?

charette

Je vous renvoie donc à l’excellent article consacré par Irna et Gollum Illuminati au sujet de ce genre de raisonnement biaisé et abscons.

https://irna.lautre.net/Petit-manuel-de-numerologie-pour.html

Bon, j’arrive un peu après la bataille dans l’affaire, mais ça n’est jamais inutile de rappeler à quel point ce genre de raisonnement stupide et biaisé peut induire en erreur, et ainsi donner l’impression que celui qui l’a pondue vous révèle un secret alors que c’est juste une grosse buse nulle en mathématiques.

Revenons un peu à la pyramide de Khéops.

1 :40 : « Traçons la base de la Grande Pyramide »

REKTANGLE

Mais ?!

2caa106906a472bdfafa745549c4c325  < Mais voyons chef, calmez-vous ! Il ne fait que tracer la base au sol de la pyramide de Khéops !

NON ! Il trace un carré ! La surface de la grande pyramide, IL-NE-LA-CONNAÎT-PAS ! C’est un détail relativement mineur, mais il se pose à la base de toutes les réflexions de pyramidiots sur ce sujet : il est impossible de faire des calculs vérifiables à partir des mesures de la pyramide, parce qu’elle n’est plus dans son état originel ! Elle a été grandement dégradée et son revêtement a complètement disparu ! Les mesures que l’on connaît de nos jours, ce sont les mesures de la pyramide telle qu’elle est maintenant ! Ca n’est pas la même chose !

Ôôôômmm, restons zen. Accordons-lui un joker, on va voir où ça va nous mener.

« Puis le rectangle d’or de ce carré, et enfin le segment du centre de la pyramide au bord du rectangle »

images.png

« Traçons maintenant le cercle correspondant »

FERCLE

…et ils aboutissent enfin à un périmètre dudit cercle équivalant à « 3090,93 coudées ».

Aaaaaaaaaah, mais c’est pas possible, un abruti pareil ! Je le répète une énième fois, mais :

LA

base

DE N’IMPORTE QUELLE EXPÉRIENCE SCIENTIFIQUE, C’EST DE

justifier

SON POSTULAT DE DÉPART !

 

Tu le sors d’où ton cercle, ducon ?! Pourquoi un cercle ? Pourquoi tu le fais passer par ce point et pas par le centre de la pyramide, ou un de ses angles ? Pourquoi le rectangle d’or spécifiquement ? Pourquoi tu affiche la distance entre le centre de la base et le bord du rectangle EN COUDÉES comme si ça avait le moindre sens ?! Même le périmètre n’est pas un chiffre rond, et c’est pas comme si ça serait plus logique s’il l’était de toute façon !

T’as l’impression d’être un chercheur avec cette animation pourrie ? Non ! Tu fais juste n’importe quoi avec ta calculette pour te faire lécher le cul sur Youtube!

3090,93 coudées donc, qu’ils multiplient gaiement par 0,5236, parce queheuuu… parce que ? Sergio ? Pourquoi ils multiplient ce périmètre stupide exprimé en coudée avec la valeur de la coudée ?

2caa106906a472bdfafa745549c4c325  < Et pourquoi pas, boss ?

Oui, vu comme ça.

Bon, c’est donc une nouvelle opération qui sort d’on ne sait où, et elle aboutit à 1618,41 mètres, « soit le nombre d’or au kilomètre, un hasard ? », ce qui fait qu’en un dixième de seconde, on est passé d’une valeur exprimée en coudées à une valeur exprimée en mètres, comme ça, gratuitement !

Mais… parce que les égyptiens connaissaient aussi le kilomètre, maintenant ?! Ça n’a aucun sens bordel ! Et pourquoi tu décale la virgule de seulement trois chiffres et pas deux milliards ?! Ah, bah oui : c’est le seul moyen de parvenir au nombre d’or au kilomètre.

Vous vous souvenez du bullshit de LRDP qui parvenait comme par magie à « découvrir » la vitesse de la lumière à partir de mesures prises au pif dans les dimensions de la pyramide de Khéops ? Eh bien c’est pareil !

man-why-are-you-so-stupid-meme-2665

C’est à devenir dingue, ça suinte de stupidité ! Ce mec ne justifie rien, il n’argumente rien, il n’explique rien, si ce n’est le résultat auquel il parvient !

Ça revient à voir un apprenti cuisinier s’extasier parce qu’il a balancé tout le contenu de la cuisine en vrac dans une cuve, et qu’il a réussi à en sortir quelque chose de vaguement mangeable !

Vous l’aurez compris, sous ses dehors alambiqués, tout son raisonnement est faux. Et comme ses prédécesseurs en la matière (Quentin Leplat et consorts), il ne peut parvenir à ce « nombre d’or au kilomètre » qu’à condition de mettre au carré ou diviser dans tous les sens toutes les valeurs qu’il a sous la main, sans JAMAIS se préoccuper de la logique de son raisonnement !

Et comme on s’en doute, c’est le genre de choses que ne va pas nécessairement remarquer le spectateur lambda qui va voir la vidéo ! Là encore, tout ce qu’il y a à retenir de cette bouse, c’est qu’en manipulant des chiffres, on peut dire ce qu’on veut !

Et il y a encore une dernière chose qui vient fausser ce ramassis d’imbécilités mathématiques, c’est la coudée en elle-même.

Pour mémoire, la coudée est une des plus vieilles, sinon la plus vieillie unité de mesure utilisée par les peuples du Moyen-Orient, dont on a les premières traces archéologiques à la période de la suprématie Akkadienne sur la région, puis plus tard à Nippur.

Celle-ci a été découverte par l’archéologue Eckhard Unger sur le site de Nippur et se trouve conservée depuis au Musée Archéologique d’Istanbul.

Elle était utilisée pour la comptabilité, la géométrie et l’architecture et comme vous vous en doutez, elle se base sur les proportions du corps humain, qui sont les premières constantes à disposition et les plus évidentes ! C’est d’ailleurs de la même façon que l’on a fonctionné jusqu’à la période moderne : pendant toute l’Antiquité et le Moyen-Âge, on a fonctionné avec des paumes, des pieds, des aunes, des doigts, des pas etc.

Elle s’est répandue dans tout le Moyen-Orient et au-delà à la faveur des échanges diplomatiques et commerciaux, et comme les Égyptiens n’étaient pas de vulgaires gorilles attardés comme le suggèrent les groupies de LRDP, ils l’ont adoptée rapidement et perfectionnée ! Les égyptologues ont retrouvé un certain nombre de ces coudées (notamment dans les mobiliers funéraires de tombes d’architectes, fonction hautement estimée en Égypte), comme celle-ci :

Qui se trouve au musée de Liverpool, ou celle-là :

https://api.art.rmngp.fr/v1/images/17/217567?t=cGOsoMOIVicKuCoP6WShlg

la coudée du scribe Maya, serviteur de Toutankhamon, une des mieux conservées qui nous soit parvenues. Comme vous pouvez le constater, elle est très détaillée et comporte un grand nombre d’indications précises et de mesures dont aucune n’est laissée au hasard :

Qui la divise en doigt et en palmes.

La coudée pose en revanche un problème: ça n’était pas un système de mesure universel ! Il n’y a jamais eu de consensus international ni même national sur ses dimensions ; on ne trouve pas deux coudées qui possèdent précisément la même longueur. Elle varie grossièrement de 52,35 à 52,92 centimètres (Lepsius, 1865).

2caa106906a472bdfafa745549c4c325  < M’enfin chef, moins d’un centimètre de différence, ça change rien, c’est qu’un petit écart !

Le second problème Sergio, c’est qu’en mathématiques, le « petit écart », ça n’existe pas : soit vos valeurs sont précises et justes, soit elles ne le sont pas et auquel cas, votre calcul est faux.

Et c’est évidemment le cas ici puisqu’on ne connaît pas la valeur exacte de la coudée qui a été utilisée pour construire la pyramide de Khéops. On ne l’a jamais retrouvée à l’heure actuelle en tout cas ; et les mesures de cette foutue pyramide qui sont exprimées en coudées ne traduisent qu’une estimation en coudées, et pas la mesure telle qu’elle a été réalisée par l’architecte Hémiounou. Là encore, les détails ont leur importance !

DONC, tout ça pour dire que non seulement cette vidéo explose tous les records d’incohérences et d’illogisme, mais en plus, les mauvais calculs à la sauce branlette-intellectuelle-j’suis-un-chercheur-tavu qu’elle exprime ne valent rien puisque même la représentation de la base de la pyramide de Khéops est FAUSSE§

J’espère que vous êtes en forme, parce qu’on va enchaîner tout de suite avec son dixième épisode, prénommé :

 

Les Papyrus de Merer – Objectivité Variable

Mmmh, le Moment Crétin qui parle d’objectivité, ho ho ho ho, je sens que ça va être d’une délicieuse ironie venant de ce gros beauf au QI de sardine qui a préféré passer les dernières semaines à postillonner des insultes mal orthographiées dans les commentaires du présent blog, plutôt que d’avancer des arguments concrets pour défendre ses mensonges et ses incohérences.

Mais qu’importe, je n’ai pas fini de le saler.

2caa106906a472bdfafa745549c4c325    < C’est quoi les papyrus de Merer, patron ?

C’est un ensemble de papyrus, que l’on appelle communément « les papyrus de la mer Rouge » qui ont été découverts en 2013 sur le site archéologique d’un ancien port donnant sur la mer Rouge, nommé Wâdi El-Jarf.

La zone fait l’objet par l’Institut Français d’Archéologie Orientale de plusieurs campagnes de fouilles programmées depuis 2011, en partenariat avec l’université Paris IV. Le chantier est dirigé par l’archéologue Pierre Tallet, et les travaux ont permis de mettre au jour une trentaine de galeries-entrepôts sur le port, qui est daté de la IVe dynastie égyptienne.

A cette période, les Égyptiens voyageaient déjà sur la mer Rouge et faisaient régulièrement la liaison maritime avec la péninsule du Sinaï, où se trouvaient les riches gisements de cuivre, d’or et de pierres précieuses qui faisaient une partie de la richesse de l’Égypte. Et surtout, ça évitait de se taper trois mois de route à pied en longeant la côte.

Les navires accostaient donc dans des ports comme celui-là et, comme il était d’usage à l’époque, à la fin du voyage ou de la saison, les navires étaient démâtés, hâlés sur le rivage et rangés dans de grandes galeries creusées dans le plateau rocheux, qui servaient donc en quelque sorte de hangar à bateaux, et également d’entrepôts. Les fouilles de Mr. Tallet ont découvert des ateliers de poterie, de boulangerie, et de grandes jarres de stockages, dont une qui portait le nom de « Ceux qui sont connus des « Deux Horus d’Or (un des titres royaux de Khéops)» ».

Le site semble avoir été utilisé jusqu’au règne du pharaon Khéops, d’après les datations du site réalisées sur les restes organiques retrouvés. Mais il semble qu’il a été abandonné peu de temps après la fin de son règne.

Entre le 15 mars et le 1er avril 2013, les fouilleurs ont finalement trouvé dans les galeries susdites des fragments de papyrus inutilisés, puis de nouveaux qui se sont avérés être des registres de comptabilité, et enfin un ensemble de 15 rouleaux de papyrus différents, répartis en 800 fragments.

Après avoir été exhumés et protégés, ils ont pu être reconstitués, lus et traduit. Il s’agit là d’un journal de bord ayant appartenu à un fonctionnaire du pharaon Khéops, nommé Merer, qui s’est débarrassé dudit journal à la fermeture du site. Ces papyrus étant daté de 2600 ans, ils sont à l’heure actuelle les plus anciens manuscrits connus en écriture hiératique.

La découverte est déjà extraordinairement précieuse en soi, mais il se trouve qu’outre le récit du quotidien du travail de l’équipe de bateliers sous les ordres de Merer, les manuscrits font également mention de la grande pyramide de Khéops, qu’il a vue de son vivant, étant en construction!

Le fonctionnaire était, en effet, chargé entre autres missions de transporter les blocs de calcaire entre la carrière de Tourah, située à 17 kilomètres de Gizeh, et le chantier de la pyramide.

Quelques liens si vous voulez creuser la question, dont l’excellent podcast de Carbone 14 de septembre 2017 :

http://egyptophile.blogspot.com/2015/10/des-papyrus-datant-du-regne-kheops.htmlhttps://www.inrap.fr/les-papyrus-de-la-mer-rouge-13048https://www.franceculture.fr/oeuvre/les-papyrus-de-la-mer-rouge-volume-1-le-journal-de-merer-papyrus-jarf-et-b

Une partie des résultats de la restauration de ces papyrus a déjà été publiée :

http://www.orient-mediterranee.com/IMG/pdf/1705_tallet.pdf

Les autres étant plus fragmentés, ils seront plus longs à étudier.

Et doooonc, comme vous vous en doutez, ces papyrus collent des hémorroïdes à tout ce qu’internet compte d’imbéciles prétentieux ayant échafaudé leurs petites théories perso à partir de que dalle, étant donné que sa seule existence suffit à ruiner une grosse partie des stupidités qu’on peut entendre autour des mystères plus ou moins fictifs concernant la construction de la pyramide de Khéops.

Vous me direz, l’égyptologie n’avait pas besoin de découvrir ces papyrus pour prouver que les pyramides sont bien construites par les Égyptiens, mais ils ont quand même été interprétés dans la minute comme un faux grossier, une tentative de manipulation de la Science Officielle™, comme il fallait s’y attendre !

Pensez donc, les pauvres choux s’acharnent depuis des années à nier en bloc toutes les preuves matérielles faisant des pyramides de Gizeh l’œuvre des Égyptiens, alors quand vous leur en mettez une supplémentaire sous le pif, ça piaille comme quand vous jetez un pétard dans un poulailler.

trololopyramide

Comme vous avez du flair, vous devinez donc aisément que la vidéo dont je parle va littéralement suinter de la mauvaise foi la plus hypocrite, pour trouver le moindre détail susceptible de jeter le doute sur l’authenticité desdits papyrus. Allons-y gaiement.

2 :02 « Ce sont des papyrus partiels, plein d’trous, avec beaucoup des mots manquants, des phrases manquantes »

Aaaaah, le petit sous-entendu discret pour insinuer hypocritement que puisque ces papyrus sont en très mauvais état et que leur texte est en partie manquant, forcément ils ne sont pas fiables ! Il s’en dédouane tout de suite après en reconnaissant qu’on y parle de Khéops, mais on l’a quand même vu passer en arrière-plan, c’était bien essayé.

3 :05 « Nous allons voir qu’il faut une sacrée contorsion d’esprit pour en arriver là. Le mot « khufu » est utilisé comme un qualificatif qui désigne soit un lieu de destination de départ, ou bien il est utilisé pour la piscine de Khéops, en d’autres mots le plan d’eau de Khéops, qui est relié au Nil, sur lequel les bateaux viennent stationner […] décharger les blocs, sur le site de Gizeh, pour, pourquoi pas une pyramide, pourquoi pas un temple, sauf que ça c’est pas écrit »

« La piscine de Khéops »

Mais qu’est-ce que l’Égypte a bien pu faire pour mériter de pareilles idioties.

Bon alors, primo « Khufu » n’est pas un qualificatif mais un nom propre.
Secundo, c’est FAUX, la pyramide de Khéops est bel et bien mentionnée, et pour le savoir il suffit de lire le texte autrement qu’en diagonale et en choisissant les mots qui t’arrangent, crétin des Alpes !

Et je le prouve :

Il se trouve qu’en ancien égyptien, la pyramide de Khéops était parfois appelée Akouit, « la brillante » en référence aux rayons du soleil qui se réfléchissaient sur son parement en calcaire poli ; mais la plupart du temps, on y fait référence sous le nom de Akhet Khoufou, c’est-à-dire l’Horizon de Khéops en français. Ce nom se retrouve sur plusieurs tombes datées de la IVe dynastie de l’Ancien Empire et s’assimile à l’union de pharaon avec le dieu-soleil Rê après sa mort. Là encore, la pyramide est porteuse de cette symbolique dans son architecture.

Bref, on appelle donc la pyramide Akhet Khufu, et qu’est-ce qu’on lit sur le premier fraking paragraphe de cette publication ?!

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Bah ça alors, la pyramide y est mentionnée pas moins de six fois ! Dans l’ensemble de ce document (et je rappelle qu’il ne s’agit là que de DEUX des papyrus en question), il y fait référence à dix-huit reprises.

Les paragraphes relatent le journal des allers-retours successifs entre les carrières de Tourah, où l’équipe sous les ordres de Merer chargeait les blocs avant de les acheminer jusqu’à Gizeh. Il y mentionne le chargement des pierres et un passage devant Ankhhaf, le vizir de Khéops –et accessoirement, son gendre- qui était en charge du port de Gizeh.

Puisqu’on en parle d’ailleurs, ce que l’autre ahuri appelle « la piscine de Khéops », c’est, dans le texte, She-Khufu, le mot She désignant le port artificiel aménagé pour que les barges chargées de matériaux y accostent, juste au pied du plateau. Merer précise parfois qu’il a passé la nuit à « Ro-She Khufu », le mot Ro désignant pour sa part un relais situé vraisemblablement à l’entrée du port où les équipes de travailleurs changeaient plus ou moins régulièrement, et qui servait aussi de centre administratif.

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(Oui oui, il traduit le texte avec Google Traduction, c’est qu’ils y mettent les grands moyens dans leurs recherches ces braves gens).

Le document en question est consultable ici : http://www.orient-mediterranee.com/IMG/pdf/1705_tallet.pdf, bien qu’il ne s’agisse que des annexes (le rapport intégral est vendu 37€).

Quoi qu’il en soit, comme vous pouvez le constater il n’y a pas besoin d’une « sacrée contorsion d’esprit » pour voir que Merer cite la pyramide, il faut juste savoir lire et ne pas s’étrangler de mauvaise foi à chaque mot.

« J’vous invite à vérifier, Khéops n’est jamais utilisé pour désigner une personne mais un lieu, un lieu de destination, un lieu de départ. Alors conclure hâtivement que puisque des bateliers charriaient des blocs de calcaire depuis la carrière de Tourah jusque sur le plateau de Gizeh signifie que c’est forcément destiné à la construction de la pyramide de Khéops et à l’époque de sa construction, ça c’est pas d’la science c’est de l’interprétation »

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Non, c’est juste l’explication la plus logique à une fonction qui, jusqu’à preuve du contraire, n’a pas d’autre finalité ! Mais puisqu’il le dit, je le prends au mot : allez vérifier, effectivement ! Comme je l’ai expliqué au-dessus, c’est absolument faux, « Khéops » est utilisé pour désigner sa pyramide.

Qu’est-ce que tu voulais que Merer dise dans son journal, d’ailleurs ? Au cas où ça t’aurais échappé, ce mec est un FONCTIONNAIRE. Il n’écrivait pas dans l’éventualité qu’un mou du bulbe dans 4600 ans interprète ce qu’il dit pour justifier un ensemble de théories complètement idiotes sur un ascenseur magique, mais pour consigner par écrit sa fonction ! Il n’avait aucune raison particulière de réexpliquer A CHAQUE LIGNE qu’il transportait des pierres destinées au chantier DE la pyramide DU roi Khéops !

Un chauffeur routier n’écrit pas non plus dans son rapport qu’il a transporté deux tonnes de petits pois en conserve à tel endroit POUR telle chaîne de supermarché POUR qu’ils soient vendus aux habitants de telle ville ! Non ! Il indiquera juste qu’il a fait le trajet entre un point A et un point B, c’est tout ! Ca y est, ça percute là-dedans ?

A part ça, on sait que Merer transportait sur son bateau des blocs de calcaire fin, on sait aussi que la Grande Pyramide de Gizeh possédait originellement un revêtement lisse et poli de blocs de calcaires fin (dont il reste quelques blocs à sa base), on sait que les carrières de calcaire fin de Tourah ont été exploitées à cette période, DONC quand on retrouve un témoignage écrit du type chargé de faire la navette entre les deux pour transporter cette fichue caillasse, qu’est-ce que tu en tire comme conclusions, champion ?

Bah, que la pyramide a été construite par des « anciens bâtisseurs » pour servir d’ascenseur hydraulique.

4 :13 « Si demain on appelait les quais au pied d’la tour Eiffel les quais Eiffel, ils s’appelleraient quelques centaines d’années les quais Eiffel, et si on envisageait des travaux au pied d’cette tour Eiffel, par exemple dans les bâtiments autour d’la tour Eiffel, on dirait bien entendu qu’on s’dirige vers la Tour Eiffel en descendant la Seine. Eh bien si les pyramides étaient déjà là avant que Merer n’écrive ses papyrus, eh bien ça fonctionnerai tout aussi bien que l’explication donnée, ça fonctionne dans les deux cas »

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Outre le fait que cette métaphore est complètement pourrie, le problème ici c’est que ça fonctionne SI les pyramides étaient déjà là. Pardon de devoir ENCORE me charger de la parenthèse emmerdante mon gros, mais rappelle-nous les preuves que tu as, ou même les indices un tant soit peu probant qui puissent ne serait-ce que laisser penser que les pyramides étaient déjà là avant les égyptiens ?

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C’est bien ce que je pensais.

« Et de relire ce texte avec l’idée que la pyramide était déjà là, et vous verrez queeee ça colle parfaitement. »

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Mais ça colle AVEC N’IMPORTE QUOI bon sang ! Ça colle avec ce que tu veux, du moment que tu pars du principe que la pyramide était déjà là avant, et sans jamais le prouver ! C’est complètement débile comme raisonnement ! Tiens, qu’est-ce qui te prouve que la pyramide n’est pas tombée du ciel enchâssée dans un vaisseau Goau’ld ? Hein ? Non parce que, ton raisonnement fonctionne aussi dans ce cas-là, du coup!

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En réfléchissant à l’exact inverse de la logique et de la charge de preuve, tu peux justifier n’importe quoi !

5 :54 « La conclusion est tirée par les cheveux, j’vous rappelle que ce document est présenté comme la seule preuve ULTIME de la construction de cette pyramide par et pour Khéops »

Ce qui est FAUX, évidemment ! Mais c’était bien essayé.

Et il martèle son mensonge :

« Donc aujourd’hui nous n’avons toujours pas de preuves formelles que cette pyramide a bien été construite à l’époque de Khéops par Khéops et pour Khéops ».

Râââh, mais c’est consternant qu’on puisse mentir avec autant d’aplomb pour justifier une théorie aussi absurde ! Alors on va mettre le holà à cette avalanche d’idioties:

1/ Le nom de Khéops apparaît plusieurs fois rien que sur le site :  dans la chambre de décharge, et aussi dans les restes du temple funéraire.

Vous pouvez voir ici, ici et ici les cartouches relevés dans les chambres dites de Campbell, Nelson et Arbuthnot.

Le pharaon est de plus mentionné sur les témoignages des deux érudits au service du calife Al-Mamûn, qui indiquent que le sarcophage contenait un corps à l’ouverture de la pyramide (Lauer 1988, 25) ; et enfin par ces papyrus de Wâdi-El-Jarf.

Il apparaît également à plusieurs reprises dans les fosses de barques solaires attenantes à la pyramide:

http://weekly.ahram.org.eg/News/20269.aspx

2/ Il y a eu plusieurs campagnes de datation pour cette pyramide, qui ont systématiquement donné la même fourchette de temps, à savoir 2600 ans av. J.-C :

https://journals.uair.arizona.edu/index.php/radiocarbon/article/viewFile/3874/3299

(et elle indique aussi les datations d’autres pyramides de Saqqara).

Et encore d’autres ici :

http://science.sciencemag.org/content/328/5985/1554.full

https://www.nature.com/news/2010/100617/full/news.2010.304.html

Et je parachèverai le barbecue avec cette vidéo de Gollum Illumati, consacrée à un reportage sur les fouilles du village des ouvriers et des artisans du chantier de Gizeh, qui a prouvé depuis belle lurette que le doute ne se pose même plus sur ce genre de questions :

(vous trouverez encore d’autres liens dans la description)

L’inversion de la charge de preuve, c’est le seul et unique biais par lequel des petits menteurs malhonnêtes ou/et complètement idiots comme lui peuvent mentir à leur public et se draper dans le costume du rebelle 2.0. Sauf que malheureusement pour eux, la logique ne fonctionne pas comme ça : qu’est-ce qui lui prouve que la pyramide n’a pas été construite par et pour Khéops ?

Strictement rien évidemment, c’est le néant complet. Et comme l’absence de preuves n’en est pas une, que ça lui plaise ou non la pyramide a bel et bien été construite par et pour le pharaon Khéops.

Capture15

6 :29 « Les égyptiens qui décrivaient tout de leur vie quotidienne n’ont jamais expliqué dans aucun papyrus dans seulrvlivre comment ils ont pu procéder pour construire cette pyramide ; si encore dans l’papyrus Merer décrivait clairement la construction d’la pyramide, mais là c’est couper les cheveux en quatre […] mais là c’est vraiment pas de la science, c’est pas ça de la science »

1cf

Ah bah oui, c’est vrai que c’est complètement renversant qu’un foutu BATELIER n’aie pas écrit un récit détaillé en dix volumes et gravé sur du marbre, pour décrire le chantier sur lequel il ne travaillait pas lui-même ! Quel mystère !

Ironie mis à part, je tiens à faire remarquer que cet étalage écœurant de mauvaise foi démontre que son sens de la curiosité varie là encore en fonction du sens du vent qui lui souffle entre les deux oreilles, parce qu’il décide tout d’un coup de pinailler en prétextant qu’il n’a pas sous les yeux un selfie de Khéops devant sa pyramide-donc-ça-prouve-rien-gnégnégné, alors qu’on parle du mec qui nous a gratifié de réflexions hautement scientifique dans les épisodes précédents, telles que « Oui ben partons peut-être du postulat que c’était pas son tombeau ! »,  « Non, tout ça ne tient vraiment pas la route », et «  y’a pas assez de volume donc c’est pas un vase ».

selfiekheops

Non. La vérité, c’est que Moment-J’ai-Été-Bercé-Trop-Près-Du-Mur s’est dépêché de faire cette vidéo à l’arrache pour tenter de discréditer cette découverte, dans l’espoir que ses théories navrantes d’absurdité puissent avoir l’air de tenir debout.

Sauf  qu’à la place d’un J’ACCUSE ! enflammé, on a le même gloubi-boulga incohérent et mensonger que d’ordinaire.

Et j’ajouterai à ça que de pleurnicher sur le soi-disant manque de documentation écrite de la part des égyptiens-qui-décrivaient-tout-gnégnégné(encore un bon gros raccourci bien idiot et bancal mais bon, on en est plus là), ça montre une énième fois que ce mec n’a rien compris aux sciences étudiant le passé, puisqu’il confond ENCORE histoire et archéologie ! Mais évidemment, ça lui est impossible de reconnaître les preuves matérielles qui nous permettent de rattacher cette pyramide à Khéops, sinon le pauvre chou ferait un infarctus.

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Bon, la suite ? Sergio ?

2caa106906a472bdfafa745549c4c325   < C’est fini, patron !

Ah, eh bien oui. Les trois minutes restantes, il les passe à se tirer dans le pied, en diffusant un extrait d’un documentaire diffusé sur France 5. La vidéo montre une tentative d’archéologie expérimentale portant sur le transport des pierres par bateau. Le premier essai menace de faire couler la barge, et le deuxième fonctionne.

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Et là, je vous avouerai que je ne comprends pas ce que je suis en train de voir, parce que cet abruti annonce ce passage en disant « vous allez voir la conclusion de cette expérience est l’exemple type de raisonnement non-scientifique » ; mais où est le problème ? Qu’est-ce qui le dérange là-dedans ?

On voit les ouvriers et l’archéologue positionner le bloc sur la barge, retailler ce bloc rapidement (avec un maillet et des ciseaux au passage, notez le niveau de haute technologie nécessaire pour tailler la pierre de nos jours), le repositionner une deuxième fois et ensuite, ils naviguent tranquillement sur le Nil. Donc ?

Qu’est-ce qu’il y a qui te pose problème là-dedans, à part que ça te prouve qu’on a pas besoin de tracteur industriel pour transporter un tel bloc ?

 2caa106906a472bdfafa745549c4c325    < Il est parti, chef, il n’a rien dit de plus !

Ben tiens, tu m’étonnes :3

A la prochaine !

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Ou même ici: @LeeSapeur

 Richard Lepsius (1865). Die altaegyptische Elle und ihre Eintheilung (in German). Berlin: Dümmler. p. 14–18.

47 réflexions au sujet de « Le Moment Curieux, épisode VII »

  1. Soit je n’ai pas compris quelque chose, soit c’est l’incident industriel.

    Adopter une posture agressive et insultante paraissait fonctionner, à mon très grand étonnement. Mais, moins qu’ailleurs, ça implique de ne faire aucune erreur.

    Or, sauf erreur du lecteur en votre faveur, l’équation ‹π÷6 m = 1 coudée› ne marche justement qu’avec le mètre. Pas le kilomètre ou l’année-lumière.

    Bon, face à cette numérologie irrationnelle, «et alors ?» reste la seule réponse pertinente. Mais la brèche argumentative fait un peu désordre.

    Moment curieux va enfin avoir l’occasion de ressentir ce plaisir que d’avoir un argument.
    Ravi de vous avoir connu.

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    1. Son équation, c’est 1 mètre x (π÷6) = 1 coudée.

      Ça ne peut pas marcher puisqu’il décrète d’entrée qu’il s’agit du mètre.
      Si vous prenez une année-lumière, ça donne le même résultat: 0,5235. Le mètre n’a rien à voir avec ça en fin de compte: ce qui permet d’obtenir la valeur de sa coudée (qui est fausse en plus, j’explique dans l’article que la valeur de la coudée a tellement varié que 0,5235 n’est qu’une parmi les milliers qu’il y a eu) , c’est π÷6 et rien d’autre. Un calcul qui n’a aucune justification non plus puisque beaucoup d’autres formules permettent de parvenir à 0,5235.

      Tenez, je la refais avec des valeurs totalement aléatoires:

      1 pas x (φ²/5) = 0,5235. Comme j’ai déjà décrété que la coudée était égale à 0,5235, j’en conclut que le pas est à la base de la mesure de la coudée.

      Conclusion, ce n’est pas une équation, c’est de la manipulation de chiffres pour leur faire dire ce que je veux. Mais franchement, si c’était la seule de ses erreurs, je ne le lui aurait même pas reproché.

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      1. Cher Sapeur,

        Vous oubliez les unités, tel le premier Grimault venu. Je ne vous en félicite pas.

        π÷6 mètres font, aux erreurs reptiliennes près, environ une coudée.
        π÷6 années-lumière donnent 9,461 gigacoudées, soit… un truc, sûrement lié à un machin.

        Sa relation est numériquement correcte, ce qui ne signifie certes pas qu’elle soit ontologiquement vraie (si vous me permettez cette formule).

        Je suis plus étonné par la répartie de Cedtomcat et l’homme de paille qu’il me tresse. Si l’on répond ainsi à celui qui signale une bête erreur sans toucher au reste du monceau d’arguments, j’imagine avec peine quel accueil peut recevoir le type déjà touché par une pseudo-science, mais encore sauvable, qui viendrait ici éprouver ses opinions. M’est avis que quelques biais discursifs comme le vôtre auront vite fait de le faire fuir en pestant sur le double standard. Ce qui ne me paraît pas être le but recherché ni par vous, ni par notre hôte, ni par moi.

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      2. Vous n’avez pas l’air de comprendre que le problème c’est justement d’utiliser le mètre dans votre opération de base. Vous ne pouvez pas décréter que 1 mètre x (π÷6) = une coudée = les égyptiens connaissaient le mètre si vous aviez déjà la réponse dans votre question.

        π÷6 donnera toujours 0,5235. Et comme je vous l’ai dit, ça n’est pas la seule opération qui permet d’obtenir ce résultat.
        Si vous multipliez ce résultat par un mètre, vous obtenez comme par magie 0,5235 … mètre. Sauf que c’est lui qui a décidé de transformer ce résultat en coudée en y attribuant le mètre arbitrairement.
        Son calcul a lui marche avec le mètre parce qu’il l’a conçu comme ça, parce qu’il avait déjà la réponse en tête avant de mettre au point son équation.
        Si vous faites une autre opération permettant de parvenir à 0,5235, comme 1 pas x (φ²/5), ça permet de parvenir à nouveau à cette valeur de coudée supposée et de pouvoir affirmer que c’est le pas qui est à la base de la coudée. Vous comprenez?

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      3. Désolé si l’ironie de ma réponse est trop pour vous. Le fait est que si on cherche, on trouve, même si cela n’a aucun interet.

        Notez que seul la deuxième partie l’est, les deux questions de la première partie restent des contre arguments de logique pure qui, pour moi, sont justifiées.

        Sapeur, si tu veux bien retirer la deuxième partie de mon post pour éviter que les gens pense que je me moque d’eux.

        Oui, là aussi c’était de l’ironie.

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  2. Si ils connaissaient le métre, pourquoi utiliser la coudée?
    Et pourquoi le mètre serait si bien que ça? Mesurer une distance n’est qu’une coumparaison, que l’on parle en mètres, pieds, coudées, noeux ou en record de lancé de pepin de melon ( 13 mètres poir les currieux).

    Par contre, si on recherche 0,5235 sur google, on obtient ça :
    http://www.richardson.fr/les-produits-richardson/plomberie-outillage/plomberie/robinetterie-batiment/colonnette-standard-chr-jeu-de-2-5235-0_8379Y.html
    Si c’est pas une preuve que les égyptiens s’y connaissaient en hydraulique…

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  3. Cher Sapeur, je me demande si vous m’avez lu. Indiquez-moi où j’aurais dit, évoqué, sous-entendu une vague idée selon laquelle l’argumentation de Moment curieux serait justifiable.

    (φ²÷5) pas font environ 39,3 cm, soit 0,75 coudées (on le voit directement, j’ai pris le pas à 75 cm, au pif). On n’arrive pas une relation à (φ²÷5) pas ≃ 1 coudée. Je m’étonne que vous répétiez votre argument sans faire plus attention à votre mésusage des dimensions des résultats.

    Maintenant, puisqu’il me semble que j’ai surestimé l’attention que vous accordiez à la lecture des commentaires, je m’en vais me déboîter l’épaule à enfoncer des portes ouvertes :
    – l’existence d’une unité de mesure valant 1 m et datant de l’Égypte antique n’est nullement étayée
    – l’intention d’une proportionnalité entre mètre et coudée n’est nullement étayée
    – l’utilisation d’un coefficient tel que π÷6 entre deux mesures de longueur n’est nullement étayée
    – l’utilisation d’un ascenseur hydraulique par des bâtisseurs antédéluviens pour la construction d’une centrale électrique réutilisée ensuite par des Égyptiens à peine sortis de l’âge du bronze en pas-tombeau n’est pas étayée
    – l’utilisation d’un argument valide et pertinent par Moment curieux n’est pas étayée.

    …Ça va, vous pouvez arrêter de lire dans mes commentaires ce qui n’y est pas ?

    Je pointe un défaut dans une de vos nombreuses explications, qui n’a pas de conséquence sur le restant de votre prose, et vous répondez pavloviennement en faisant mine de m’associer à tout ou partie de l’idée de Moment curieux. C’est très désagréable, et inattendu de la part d’un démythificateur.

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    1. J’ai bien compris que vous ne défendiez pas « Moment Curieux » et je ne l’ai dit nulle part, inutile de piquer votre crise.

      Vous non plus, vous n’avez pas l’air de lire ni vouloir lire ce que je vous écris. Vous venez de dire que (φ²÷5) pas = 39,3 cm, c’est l’exemple même du problème que j’essaie de vous expliquer depuis le début. Cette opération ne marche pas si vous convertissez le résultat en centimètres oui, sauf que vous n’avez aucune raison de le faire à moins de vouloir forcément retomber sur le mètre. Pourquoi ramenez-vous tout systématiquement à cette unité de mesure spécifiquement?
      J’ai pris cet exemple pour vous montrer qu’on peut parvenir au résultat de 0,5235 avec plusieurs opérations différentes et en attribuant à peu près n’importe quelle unité de mesure. J’aurais pu vous prendre une autre opération et l’exprimer en lieues ou en pouces. Je ne suis pas infaillible non plus, mais je ne vois pas comment vous expliquer l’affaire plus simplement que ça.

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      1. On va dire que j’avais cru par erreur votre «Vous ne pouvez pas décréter […]» comme dirigé vers votre interlocuteur. Passons.

        Au moins l’un d’entre nous ne comprend pas ce que tente de dire l’autre. Alors reprenons.

        Autant votre système argumentatif est totalement recevable pour sa deuxième relation, ‹5π÷6 m = φ²›, puisque là effectivement il y a une erreur de dimension (mètre à gauche, rien à droite, pour que ça soit bien clair). Dit autrement, ‹5π÷6 u ≃ φ² u› pour toute unité ‹u› (aux erreurs reptiliennes près).

        Autant il ne l’est pas pour la première, où Moment curieux bidouille pour obtenir non pas ‹0,5235›, comme vous l’écrivez, mais ‹0,5236 m› (ou encore ‹1 coudée›). Pour le coup, Moment curieux indique clairement le «m» dans ‹0,5236 m›, et je vous colle (avec une mauvaise foi que je ne me connaissais pas) un blâme pour m’avoir contraint à visualiser ladite vidéo.

        Et, effectivement, ‹1 m› est la seule longueur (à ±1%) qui soit en proportion avec ‹1 coudée› d’un ratio π÷6 (≃0,5235 pour faire moins ésotérique). Regardez par vous-même, quand vous écrivez «une brasse multipliée par (π/6), ça fait… 0,5235 brasse !», c’est vous seule qui faites l’erreur de dimension en assimilant le nombre 0,5235 et la coudée. Pour le coup Moment curieux ne la commet pas (même s’il l’a fait ensuite dans la deuxième relation).

        Ou alors expliquez comment vous obtenez une longueur d’une coudée en multipliant une brasse/année-lumière/autre_longueur par un facteur 0,5235. On va bien finir par se comprendre.

        J'aime

      2. Je n’avais pas remarqué la première fois cette énième erreur de sa part mais c’est vrai que Pi/6 donne 0,5235, et pas 0,5236 comme il l’affiche à l’écran. Je vais corriger ça dans l’article et l’ajouter au reste.

        Je ne suis plus sûr de m’être expliqué clairement. Résumons: pour moi ce qui ne va pas dans cette équation, c’est deux choses: premièrement le fait qu’il se sert de π/6 alors que ni Pi ni 6 n’ont de justification valable, hormis celle d’être relativement ésotérique et donc d’épater facilement le spectateur attentif.
        Et deuxièmement le fait de se servir d’une valeur d’1 mètre pour multiplier ce résultat, alors que ça n’a aucun intérêt (n’importe quel chiffre multiplié par 1 retombe sur le même résultat) et qu’il implique dans son calcul le mètre AVANT de l’avoir « trouvé ».

        C’est vrai que 1 mètre est en proportion avec π/6, mais comme je le disais, des proportions vous pouvez en trouver avec plus ou moins tout et n’importe quoi. Le mieux c’est que je vous relaie la réponse de Gollum Illuminati, qui a expliqué mieux que moi pourquoi ça n’a aucun sens:

        « En effet, constater que pour une valeur donnée de C, A+B=C, n’est en aucun cas la démonstration que C a été créé via la formule A+B. Puisque que l’on peut poser autant d’autres formules valides que l’on veut, comme E+F=C, G+H=C. C peut donc être le fruit de A+B, E+F, G+H, etc ou bien d’aucune de ces formules.
        Voici un exemple concret :

        1 mètre x (π/6) ≈ 1 coudée, donc la coudée a été créée à partir du mètre et de la formule π/6
        1 mètre x (φ²/5) ≈ 1 coudée, donc la coudée a été créée à partir du mètre et de la formule φ²/5
        1 mètre x (π-φ²) ≈ 1 coudée, donc la coudée a été créée à partir du mètre et de la formule π-φ²
        1 pied x (11π/20) ≈ 1 coudée, donc la coudée a été créée à partir du pied et de la formule 11π/20
        1 pouce x (40φ/π) ≈ 1 coudée, donc la coudée a été créée à partir du pouce et de la formule 40φ/π »

        Et je ne l’ai pas dit dans l’article mais, comme l’a fait remarquer Cedtomcat, si les Égyptiens connaissaient le mètre, alors ils n’avaient aucun intérêt à se servir de la coudée, c’est idiot.

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  4. « Je n’avais pas remarqué la première fois cette énième erreur de sa part mais c’est vrai que Pi/6 donne 0,5235, et pas 0,5236 comme il l’affiche à l’écran. Je vais corriger ça dans l’article et l’ajouter au reste. »

    Pi/6 = 0,523598775598299

    😈😘

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    1. Vous voyez, cher Sapeur, quand l’argumentaire dépasse d’un poil, les barbanes s’y accrochent.
      Se tromper sur un arrondi au 4e chiffre significatif, c’est ballot.
      Alors qu’au 5e chiffre, ça passe crème, n’est-ce pas Franck ?
      Comme ça, φ = 1,6184… ?
      Ou encore, φ² = 5π÷6 = 2,6179… ?

      Franck, peut-on connaître ici votre critère vous amenant à conclure que ces proximités numériques sont : 1/ des identités 2/ remarquables 3/ intentionnelles ?

      Au plaisir de vous lire

      J'aime

      1. Nous avons posté une video.
        Je pense que la position de notre groupe est claire.
        Nous exposons des faits.
        Interpretables.
        Et laissons a chacun le soin d’y voir ou pas des choses remarquables.

        La video est pesée.
        Je ne comprometterais pas ici la position d’un groupe.

        Mon avis est mon avis.
        La video me convient, personnellement.

        Merci de me contacter via notre chaine pour une eventuelle discussion.

        Je ne repond ici que pour vider le blog d’une personne ne connaisant aucune limite dans l’insulte et la calomnie.
        Ne m’en demandez pas plus ici.
        Merci.
        Et a bientot j’espere.

        J'aime

      2. « Je ne repond ici que pour vider le blog d’une personne ne connaisant aucune limite dans l’insulte et la calomnie. »

        Dit celui qui a passé des semaines a proférer des menaces et des insultes toutes plus ordurières les unes que les autres pour masquer son manque total d’arguments. T’as vraiment aucune dignité mon pauvre garçon, c’est consternant.

        J'aime

  5. « Ou alors expliquez comment vous obtenez une longueur d’une coudée en multipliant une brasse/année-lumière/autre_longueur par un facteur 0,5235. On va bien finir par se comprendre. »

    Rien a ajouter.

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  6. Tu ne sais peut etre pas lire.

    Je reposte pour toi tomcat :

    « « Je n’avais pas remarqué la première fois cette énième erreur de sa part mais c’est vrai que Pi/6 donne 0,5235, et pas 0,5236 comme il l’affiche à l’écran. Je vais corriger ça dans l’article et l’ajouter au reste. »
    Pi/6 = 0,523598775598299 »

    T’appelle ca comment ?
    😘

    J'aime

    1. J’apella ça « c’est pas les miens »…

      Mes deux remarques étaient :
      Si ils connaissaient le mètre, pourquoi utiliser la coudée?
      En quoi le mètre est supèrieur a une autre unitée de mesure?

      J'aime

    1. Si on veut mettre en rapport le mètre et la coudée, soit on suppose que les égyptiens connaissaient le mètre ( d’oú mes questions), soit que les unités découlent l’une de l’autre ( ce qui est faux pour le métre moderne).

      Si c’est aucun des deux, c’est que c’est du hasard et que ce rapport n’a donc pas lieu d’être, a part pour ça curiosité. ( En tout cas, pas plus d’interet que le rapport avec d’autres unités de mesure).

      J'aime

  7. Le moment curieux 😉
    Deja, tu te poses des questions
    Je ne doute pas que tu feras tes propres recherches pour te forger ton avis sans attendre qu’on ne te le digere, caché derriere un titre ou tout autre argument d’autorité.
    Tu n’as pas besoin que je te donne quelque reponse que se soit autre que ce que nous avons pesé et validé collectivement au travers de cette video.
    Sois curieux.
    Ciao 😉

    J'aime

  8. Ps : peux tu me donner la definition du « metre moderne » stp ?

    Sous-entends tu qu’il y aurait un metre qui aurait précédé celui retenu par nos scientifiques ?

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    1. Pour le mètre moderne, je te renvois vers wikipidia ou la vidéo d’e-pensé sur les unités de mesure, tu veras qu’il a eu au moins 4 définitions differentes.

      J’ai déjà mon avis dessus, ça serais plutôt la 3 ème hypothèse. Ce que je voudrais, c’est TON avis dessus.

      Pour moi, si on cherche, on trouve, ça ne veut pas dire qu’il y a forcement une connection.

      J'aime

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