« 17 découvertes suggérant l’existence de civilisations préhistoriques évoluées », quatrième partie

Sergio, diapo suivante, on approche de la fin !

4/ La carrière préhistorique :

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Qu’est qu’on a là ? Rien de bien épatant, c’est grosso modo la même chose que le point précédent. D’après Fabrice, l’American Journal of Science and Arts rapporte dans son édition de 1820, une traduction d’un texte français rédigé par Jacques Louis de Bournon, comte de son état et minéralogiste sous le règne de Louis XVI, puis la Révolution.

Bournon aurait écrit qu’à l’occasion de l’excavation d’une carrière de pierre « à côté d’Aix-en-Provence », des carriers auraient fait la découverte d’outils au cœur d’une gangue de pierre calcaire, à quinze mètres de profondeur. Evidemment, c’est la stupéfaction : «  tout tend à prouver que ce travail a été exécuté à l’endroit où les traces sont apparues. La présence de l’homme a alors précédé la formation de cette pierre. Très vraisemblablement l’homme d’alors était déjà arrivé à un tel degré de civilisation que les arts étaient connus de lui, et qu’il forgeait la pierre et en créait des colonnes ».

Après vérification, il s’avère que cet « oopart » n’a rien de bidonné : l’AJSA de 1820 est consultable ici et, page 145, un certain T.D. Porter y exprime bien ces propos, Fabrice n’a rien oublié ni modifié. Les artefacts en question se seraient alors présentés sous la forme d’agate :

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… qui est une pierre calcédoine composée de quartz, le quartz étant justement le minéral qui remplace les cellules de bois en cas de pétrification. On connaît des tas de forêts pétrifiées tout autour du monde et dans pratiquement tous les pays, c’est ce qui nous permet de savoir un certain nombre de chose sur l’évolution de la végétation sur Terre depuis des centaines de millions d’années.

Comme il le dit lui-même, ces artefacts ont été retrouvés dans une gangue de calcaire, un minéral qui, on l’a vu plus haut, a tendance à se former assez vite et a emprisonner dans la pierre tout ce qui dépasse.

Ce qui me dérange ici, c’est qu’on détourne –encore- la particularité de l’objet pour sous-entendre à l’aide du texte de Porter que ces outils ont été laissés là par la fameuuuuuse civilisation de bâtisseurs avancés et blablabla : « Très vraisemblablement l’homme d’alors était déjà arrivé à un tel degré de civilisation que les arts étaient connus de lui, et qu’il forgeait la pierre et en créait des colonnes ».

Sauf que, non : d’abord, comme on l’a vu plus haut, le calcaire se forme à grande vitesse, et peut former une pellicule de pierre en quelques décennies seulement ; ensuite le bois se fossilise, c’est vrai, sauf que comme c’est expliqué ici, le processus de pétrification n’est pas une affaire de temps mais de conditions : ça peut aller de quelques millions d’années à quelques centaines seulement, voire moins encore. En l’occurrence, le bois peut se fossiliser très vite s’il est totalement privé d’oxygène et exposé à des apports de minéraux par l’eau.

Et enfin, dans la région de Provence, des occupations humaines sont connues dès la Préhistoire et surtout, des oppidums celtes de l’âge du Fer y sont connus dès -800 avant notre ère ! Les Grecs s’installent dans la région deux siècles plus tard pour y fonder Massalia, et à l’époque on exploite déjà activement les gisements de pierre de la région pour y extraire la roche nécessaire aux infrastructures militaires comme les remparts d’oppida, ou civile pour la fabrication de colonnes ou de statues ! Donc quand môssieur le comte est tombé sur ces outils, ça faisaient au bas mot 2300-2400 ans qu’ils avaient été balancés là par les premiers carriers.

Et évidemment, impossible de faire des analyses plus concluantes, car on ignore totalement ce qu’il est advenu de ces artefacts, ni même s’ils ont été récupérés au lieu d’être balancés aux ordures. Quoi qu’il en soit, c’est néanmoins l’hypothèse la plus probable et comme le montre le point précédent, ça n’est pas une exception.

 

3/ Le pont inutile vieux de miyons d’années

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Aaaaah, le pont antédiluvien ! Celui-là, je l’avais déjà vu passer. Très simple : entre l’île du Sri Lanka et le sous-continent indien, il y a un petit archipel d’îlots qui les relient, et qu’on nomme communément « pont d’Adam », ou encore « pont de Rama », d’après une vieille légende de la mythologie indienne.

Cette légende stipule que Rama, un roi légendaire ayant vécu il y a approximativement 4000 ans, aurait construit ce qui ressemble de loin à un pont, avec une armée d’hommes-singes (non, c’est très sérieux), pour se rendre sur l’île en question, y savater le méchant et sauver sa nana, après quoi il serait devenu roi. Comme quoi, Mario n’a rien inventé !

Et évidemment, tout ce qu’Internet compte de crétins, c’est-à-dire beaucoup trop, croit dur comme fer cette légende et se refile de site complotiste en site complotiste le même article pourri, sans jamais rien vérifier. Et comme ils sont encore plus nuls en architecture qu’en histoire, ils ne se rendent jamais compte de l’invraisemblance de la chose. Et ça n’est absolument pas dû au fait que le Sri Lanka faisait un jour partie de l’Inde et s’en est séparé à la faveur des mouvements géologiques, hein ! Non, rien à voir : UN PONT.

Bon, donc Fabrice nous dit que ce pont aurait été construit il y a un million d’années. Pourquoi un million, alors ça… le règne de ce roi légendaire, à condition qu’il ait réellement existé, est daté du 2e millénaire avant J.-C., donc pourquoi on monte à un million, là ?

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< Ma Jefe, c’est pour faire plus, heu… mystérieux !

 

 

Bref. Un pont d’un million d’années donc, construit par un roi pour faire traverser le détroit à son armée, et le seul et unique « argument » avancé par Fabrice, c’est qu’un certain « docteur Badrinarayanan, ancien directeur de la Commission Géologique de l’Inde », a étudié des échantillons de roche prélevée du « pont », et a « supposé que les blocs avaient dû être placés artificiellement là » et que l’hypothèse d’une formation naturelle de l’endroit est impossible, étant donné que des sondages géologiques effectués en-dessous des coraux ont révélé d’épaisses couches de sable meuble, et non de rochers, ce qui serait atypique.

Et c’est tout. Sauf que, primo, monsieur Badrinarayanan ne dit pas pour autant que ce pont est d’origine humaine. Deuzio, ce que l’article se garde bien de préciser et pour cause, c’est que le gouvernement indien et l’Archeological Survey of India ont précisé, pour leur part, qu’il n’existe aucune preuve quelle qu’elle soit d’une origine humaine de ce pont !

Et accusez-moi de parti pris si ça vous chante, mais perso je préfère croire un archéologue qu’un géologue quand on parle d’archéologie sachant qu’il est mieux placé pour éviter de dire des conneries : rappelez-vous les propos d’Erik Gonthier, le géologue embauché par Pouillard dans LRDP 1 & 2 pour jouer le rôle du scientifique en goguette.

Et heureusement que les scientifiques indiens se sont exprimés sur le sujet, parce que ce pont est un des plus gros sujets à mensonges dans le domaine des ooparts : on a par exemple prétendu avoir retrouvé des piles du pont (évidemment c’est faux, aucune trace nulle part), ou encore que ce pont était mentionné dans la Bible (ah, tiens)

, ou que la NASA elle-même avait confirmé qu’il était d’origine humaine, ce qu’elle s’est empressée de rectifier : non, elle n’a jamais prétendu ça.

Et le sujet risque de rester chaud pendant un bon bout de temps, étant donné que ce « pont » qui n’en est pas un fait partie d’une des plus vieilles et des plus sacrées des légendes hindoues, et donc que ça chatouille facilement les naseaux des intégristes de tout poil. Essayez de demander à un chrétien comment l’Humanité peut descendre du gigantesque inceste d’Adam et Eve, vous allez vite comprendre.

A part ça, j’aimerais soulever quelques petites incohérences supplémentaires qui foutent par terre la théorie du « pont » :

Pour commencer, c’est beaucoup trop long ! Non parce que sur une image satellite ça n’a l’air de rien, sauf qu’en réalité, ce détroit fait plus de 68 kilomètres à franchir !

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Pour vous donner une idée, le plus long pont maritime du monde, le pont Haiwan en Chine, ne dépasse pas les 25 kilomètres !

Ensuite, et vous l’aurez compris vous-mêmes à ce stade, on a jamais retrouvé, ni en surface ni dans les couches du sol, la moindre trace, outil, artefact, ou indice archéologique quel qu’il soit, suggérant une construction humaine ! Aucune pile de pont, aucun bloc de pierre, aucun pavé, aucun fossé, aucun outil, aucun dépotoir, rien, nada, QUE DALLE alors qu’avec un pont d’une longueur aussi monstrueuse, ça devrait en déborder dans tous les coins !

De plus, ce que les chercheurs de véritage prennent pour des piles de pont, ce ne sont que des îlots :

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Aucun ne ressemble à celui qui le précède ou qui le suit et ils ne sont de toute façon même pas alignés ! Or, des petits archipels d’îlots du même genre, il y en a partout sur la planète ! Est qu’il faut en conclure automatiquement que c’est un vieux pont hyperboréen tout pété ?!

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Bien sûr que non ! Ah, et encore autre chose : construire un pont aussi énorme, non seulement ça nécessite un coût humain, financier et matériel complètement débile alors qu’il est mille fois plus simple et plus économique de construire un foutu bateau pour traverser le détroit en une grosse journée, mais ça demande surtout beaucoup de caillasse ! Or, non seulement comme je l’ai dit on ne trouve aucune pile de pont nulle part, mais dans cette région de l’Inde (le district de Ramanathapuram, dans l’état du Tamil Nadu), les terres de toute la zone environnante sont des terrains agricole, on y trouve pas de gisement de pierre propice à la construction, a moins de faire cent cinquante bornes au bas mot vers le nord-ouest, où l’on trouve du grès !

Au suivant !

2/ La bougie de vaisseau spatial :

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… aussi appelé artefact de Coso, du nom du lieu-dit où trois californiens vinrent chercher, en 1961, des géodes à refiler aux touristes, près de la ville d’Olancha. Ils maraudent et finissent par en trouver une ; qu’ils pètent en deux. A leur grande surprise, ils y trouvent ce qui s’apparente à une bougie d’allumage pour moteur de bagnole !  Interprétée dans la minute comme étant donc un artefact des zancienbâtisseurs® et tout le toutim, forcément, par l’application de la célèbre formule du chercheur de sachoyage :

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Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’affaire sent très fort le bidonnage, à tel point que même Fabrice a des doutes, vu qu’il précise de sa propre initiative que l’une des trois personnes, une certaine Virginia Maxey, a déclaré qu’un géologue avait authentifié ce truc et qu’il était daté de 500 000 ans ; sauf que –comme par hasard- le géologue n’avait jamais été nommé, qu’elle n’a jamais montré la lettre où ledit mystérieux géologue lui explique ça, et que l’objet n’a jamais fait l’objet d’une expertise scientifique digne de ce nom avant de disparaître de la circulation peu après. Tout ce qui nous en reste, c’est ça :

Deux croquis de l’objet, et deux photos sous rayons X de l’objet en question.

On a bien entendu interprété ces objets comme la preuve de la visite d’aliens (parce que oui, des êtres assez évolués pour traverser la galaxie n’ont pas dépassé le stade du moteur à explosion)

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Et on ne saurait parler d’ooparts sans que les créationnistes de tout poil viennent ramener leur fraise, pour clamer ubi et orbi et sans trembler des genoux que c’était une pièce de machine antédiluvienne, déposée là avant le Déluge et que ahâhâhâââ, vous voyez les scientifiques ils ont pas réponse à tout !

Seulement voilà, ici aussi les délires semi-mystiques se mangent violemment le mur de la réalité dans les gencives : premièrement, comme ça a déjà été expliqué deux fois au-dessus, la fossilisation peut être extrêmement rapide, et deuxièmement, en 1999 deux chercheurs (des vrais cette fois) se sont penchés sur la question.

Il s’agit de Pierre Stromberg et Paul V. Heinrich, un géologue de l’université de Louisiane ; qui ont examiné le peu de documents restant de l’objet et les ont envoyés à des spécialistes de la mécanique automobile, notamment un certain Chad Windham. Lequel leur a répondu quelques temps plus tard et… a authentifié les deux objets en question comme étant bel et bien des bougies d’allumage, mais des bougies d’allumage de marque Champion, datant des années 20 et qui équipait bon nombre de moteurs de voitures et de motos à l’époque. L’état de l’objet n’a pas surpris non plus le spécialiste en question, car il est très courant justement que les vieilles pièces de moteur oxydées s’entourent d’un nodule de rouille en quelques années, finissant par présenter un aspect brun et plus ou moins rocheux, ce qui, du coup, collerait beaucoup plus à la description qu’en a fait Virginia Maxey quarante ans plus tard : « de l’argile durcie ».

Donc là encore, l’hypothèse la plus probable c’est que ces trois gugusses soient tombés par hasard sur une vieille bougie complètement bouffée par la rouille et qu’ils l’ont pris pour une géode, tout simplement. Autant vous dire qu’on ne perd pas grand-chose.

Et pour finir : le mur préhistorique englouti !

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Blablabla, un mur a été trouvé dans les Bahamas blabla, l’archéologue William Donato a effectué plusieurs plongées afin d’enquêter sur le mur. Hopopop, c’est qui au juste, William Donato ?

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Ben voyons, je l’aurais parié.

Une source totalement impartiale donc, sachant que ça vient d’un mec qui a consacré toute sa vie à vérifier une conviction qu’il avait déjà avant même de finir son master (de quelle université, alors ça, ça n’est précisé nulle part, je vous laisse en tirer certaines conclusions), à savoir l’Atlantide ça existe, c’est pas du tout un vieux délire de Platon, si si j’t’y jure c’était un continent plein de gens très technologiquement avancés.

Fabrice consacre l’essentiel de son court texte a expliquer qu’un géologue nommé Eugene Schinn a bossé sur le sujet lui aussi et a montré que les échantillons de roche prélevée à cet endroit étaient caractéristiques de blocs formés en eaux profondes, mais qu’il est à la retraite, que dans une « étude antérieure » il a précisé qu’un quart seulement des échantillons venaient d’eaux profondes et que depuis un psy l’a examiné avant de lui faire « avouer » qu’il n’avait pas pris la chose très au sérieux, oui, ok, ON A COMPRIS FABRICE LES SCIENTIFIQUES PROTÈGENT LE SECRET®.

Donc, l’oopart en question, c’est le mur de Bimini, une formation rocheuse découverte en 1968 dans un atoll des Bahamas, au nord des Caraïbes.

Vu le vague et mauvais alignement des cailloux en question, ça a été interprété comme d’origine humaine très vite. Et vu la région dont on parle, quand on trouve de pseudos-vestiges d’activité humaine sous la flotte, qui c’est qui refait surface ? Atlantide bien entendu !

Pas toujours cela dit, puisqu’au sein de la cohorte d’andouilles (dont aucune n’avait la moindre compétence en archéologie, évidemment) qui se sont succédés à cet endroit pour faire leurs photos et établir leurs théories, il y en a même eu un pour affirmer que c’était les restes d’anciennes cales sèches ayant servi à la flotte légendaire de l’amiral Zheng He, pour réparer ses navires. On parle toujours des Bahamas, oui.

Ce mur est situé à « dix-huit pieds de profondeur » sous la surface de l’eau.

Et mesure environ dix mètres de large sur soixante-dix de long. Les blocs sont particulièrement massifs, estimés à cinq tonnes et mesurant environ cinq mètres de large.

Et voilà, c’est tout.

Alors pour commencer, cette théorie débile d’une route –ou d’un mur, ça varie, ils ne sont même pas cohérents entre eux de toutes façons – sort de la tête d’un seul homme à l’origine, un certain Edgar Cayce (1877-1945), qui était voyant, astrologue, diffusionniste et membre de « l’Église chrétienne des Disciples du Christ », fervent croyant en la réincarnation, la destinée et consorts ; dont les écrits et les idées sont de véritables éponges à spiritualité new age avant l’heure.

 Il avait l’habitude de rentrer en transe avant de proférer la plupart de ses théories et entre autres, il a propagé toute sa vie l’idée que l’intégralité de l’Humanité descend d’un seul dieu ayant donné naissance à des « super-humains ». Un bon gros champion donc, et j’espère que vous ne m’en voudrez pas si je prends ce qu’il dit avec des pincettes ! Et on lui a donc attribué la prédiction de la découverte de vestiges atlantes à proximité de l’atoll de Bimini en 1968. Aaaah, merci Edgar.

 Une fois la « route » découverte, plusieurs chercheurs indépendants s’y sont succédés, comme son découvreur J.Valentine, Donato beaucoup plus tard ou encore un certain David Zink, qui était financé par la fondation Cayce et qui a publié un bouquin appelé « Les pierres de l’Atlantide » :

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Vous aurez compris, donc, que relier cet oopart à l’Atlantide part déjà très mal, vu que les promoteurs de cette théorie ne se basent que sur une « prédiction » et croyaient déjà solidement à cette légende, d’autant que mis à part « c’est des gros blocs » et « en plus ils sont alignés alors hein », il n’y a aucun autre élément qui suggère que c’est une construction humaine.

Mais il n’y a pas que ça. Après que le bouquin que je viens de citer aie été publié, une expédition scientifique en partie financée par la National Geographic Society est partie sur place et a permis de dénoncer plusieurs choses : d’abord les colonnes de marbres découvertes à proximité et immédiatement attribuées aux Atlantes sont en fait des colonnes contemporaines, qu’on avait déjà retrouvé avant dans bon nombre de restes de navires naufragés des environs (le trafic maritime est intense dans ces mers) ; ensuite les blocs ont été analysés et cartographiés, et non seulement ils sont exactement de la même nature que le reste de la couche rocheuse côtière, mais le « mur » est tout à fait parallèle au rivage, ce qui suggère une origine naturelle, contrairement à ce que prétendaient les mystiques passés par là auparavant.

Et enfin, je n’ai pas trouvé moi-même où le géologue Eugene Schinn affirme qu’il ait pris l’affaire à la légère comme l’affirme Fabrice. Toujours est-il qu’il a fait des forages à Bimini et qu’il a constaté que la stratification interne des blocs relève d’une formation géologique naturelle, impossible jusqu’à preuve du contraire à reproduire par les hommes.

Et enfin, la datation C14 qu’il a pu effectuer a confirmé que les blocs ne sont pas âgés de plus de 2000 à 4000 ans, rien à voir donc avec le mythe de l’Atlantide qui remonte au minimum à 7000.

On terminera, enfin, en rappelant que si cette structure d’origine naturelle est effectivement étrange, elle n’est pourtant pas exceptionnelle. Outre toutes celles déjà passées dans cette série d’article, il y en a beaucoup d’autres, comme le non moins célèbre pavement d’Eaglehawk Neck, en Australie :

Ou encore l’Atlantide japonaise, le Yonaguni qu’on retrouve beaucoup dans les articles du même style sur les ooparts.

Très souvent interprété comme une sculpture humaine, un reste de l’ancien continent mythique de Mu et blablabla, alors qu’il est beaucoup plus logique au contraire que le substrat géologique du plateau japonais, en permanence soumis aux mouvements des plaques et donc à des fractures, ait été formé de cette façon naturellement suite à la fracturation de ses strates parallèles. Dans le même style, il y a également la célébrissime Chaussée des Géants en Irlande, qui n’est rien d’autre qu’une formation volcanique mais dont la régularité exemplaire pourrait être prise pour un dancefloor atlante ou allez savoir quoi !

La seule limite, c’est celle que se fixent les pigeons qui avalent ce genre d’articles composés en fin de compte soit de mensonges pur et simple, soit d’artefacts qui n’ont rien à voir avec ce à quoi on essaie de les rattacher : une idée préconçue. A la prochaine !

 

 

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Bibliographie IV :

 

Le processus de fossilisation

Quelques pages sur l’artefact de Coso

Manimaran« Geoenvironmental Scenario on the Landward Migration of Thamiraparani Microlithic Culture to Sri Lanka Through Adam’s Bridge »Journal of the Geological Society of Indiavol. 72,‎ p. 222–224

 Patrick D. NunnVanished Islands and Hidden Continents of the Pacific, Hawaï University press, , 269

Pierre Carnac, L’histoire commence à Bimini, Robert Laffont, Paris, 1973

 Shinn E.A., « A Geologist’s Adventures with Bimini Beachrock and Atlantis True Believers »Skeptical Inquirer, Volume 28, Number 1, January/February 2004

« L’Atlantide des Bahamas devient plus que douteuse », Science et Vieno 759, décembre 1980, p. 60

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