Bâtisseurs de l’Ancien Monde, épisode X

BAM, ce n’est pas seulement un monument de mensonge mâtiné de malhonnêteté intellectuelle. Non, c’est aussi un plaidoyer ardent pour la coopération et la circulation des biens et des idées entre les peuples.

En effet et comme nous allons le voir aujourd’hui, malgré l’absence la plus totale de preuves matérielles, ignorant le tabou orchestré par les grandes puissances mondiales sur ce sujet, bravant les meutes de tueurs à gages lancés par la franc-maçonnerie à leurs trousses, BAM nous révèle que les anciens Égyptiens connaissaient l’existence des Khmers et leur ont filé un coup de main pour bâtir le temple d’Angkor Vat ; complétant ainsi le plus ridiculement compliqué des avertisseurs de catastrophes planétaires, j’ai nommé l’Équateur Penché.

Si vous OSEZ me rappeler que à une époque où les paysans du Nil suaient des litres sur les chantiers pour bâtir les demeures d’éternité de leurs rois, les Khmers n’existaient même pas et les populations du sud-est asiatique commençaient tout juste à forger le bronze… eh bien, dans ce cas vous recevrez par voie postale votre pin’s « Science Officielle® » pour la modique somme de 666€ hors taxes.

ÉPISODE X

Nous en étions restés à Graham Hancock, sa bonne humeur, ses lunettes rondes, son front format A4 et surtout ses élucubrations linguistiques, qui nous affirmait sans trembler des genoux que le nom de ce site, Angkor Vat, signifie « la vie vers Horus », pasque « ankh horus », donc, hem…

Bon bref, Graham Hancock donc, qui est soit complètement frappadingue, soit grand buveur de cocktail kétamine-EPO-eau de javel, parce qu’il persiste et signe :

« … mais je me demande si ça ne recouvre pas quelque chose de plus important (en montrant de nouvelles images des lignes de Nazca), une énigme entêtante, ils partagent tous cet ADN commun, cet héritage qui remonte directement aux origines »

La fameuse méga-civilisation technologiquement très avancée qui aurait précédé toutes les autres sur la Terre et donc il ne subsiste pas la moindre trace matérielle. On y vient, au bout de deux heures de soporifisme !

Sylvie reprend le relais et nous explique :

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… qu’en 1998, monsieur Linguistique-YOLO et un certain John Grigsby auraient démontré que le site d’Angkor Vat tout entier aurait été construit selon un plan au sol qui serait positionné en fonction des étoiles, sur la constellation du dragon.

Une démonstration dont je serais rudement curieux de voir les preuves concrètes, parce que la constellation du Dragon, c’est une des 88 identifiées formellement par l’astronome grec Claude Ptolémée au IIe siècle de notre ère.

Là où ça pose un tout…

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… problème de concordance des dates, c’est qu’Angkor Vat a été bâti lors de l’âge d’or de l’empire Khmer, au début du XIIe siècle, à une époque où il n’y a plus aucun contact direct entre l’Europe et l’Asie depuis la fin de l’Antiquité !

Même Marco Polo n’est pas né d’ailleurs, et lui ne se rendra à Pékin (à 3200 bornes d’Angkor Vat, mais c’est un détail) qu’à la toute fin du siècle suivant ! Alors même en partant du principe complètement fumé qu’il avait emmené dans sa poche un exemplaire de l’Almageste pour le filer aux autochtones comme un putain de prospectus de pizzeria, ça ne marche pas parce qu’il n’est arrivé en Asie qu’au minimum un siècle après l’achèvement d’Angkor Vat ! Et les premiers véritables contacts et établissements commerciaux européens dans le coin n’arrivent pas avant la fin du XVe siècle, dans le meilleur des cas.

Bref, invoquer la constellation du Dragon pour la construction de ce temple, c’est aussi idiot que de prétendre que les Iroquois fêtaient la Saint-Jean ! Ajoutons à ça que le co-inventeur de cette débilité, John Grigsby, se targue d’être titulaire d’un diplôme en archéologie préhistorique européenne dont on n’a, étrangement (à prononcer avec beaucoup d’ironie), aucune trace nulle part, et qu’il est en réalité surtout célèbre pour avoir pondu des bouquins de fiction, essentiellement des romans fantasmant sur la mythologie celtique, et qu’il a aidé Graham Hancock à écrire ce genre de trucs :

… dont je vous laisse présager de la crédibilité scientifique.

Mais passons, parce qu’on n’a pas encore examiné le plan au sol que nous balance Sylvie ! Angkor Vat serait positionné selon la constellation du Dragon ? Eh ben, on va aller vérifier !

Ah, mais avant ça il faut que je vous parle d’une énième bourde qu’ils font : ces neuneus ne font pas la différence entre Angkor Vat et le site d’Angkor !

Parce que, oui, le temple d’Angkor Vat, ce n’est QUE ce truc, là, sur l’île !

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L’ensemble du site, c’est la cité khmère d’Angkor, au sein de laquelle faisait partie ce temple ! Du coup, d’où elle sort, votre constellation ? Même la tête dudit dragon ne logerait pas dedans !

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Allez savoir si c’est par ignorance crasse ou pour mieux mentir au spectateur. Bref, les points, donc, ils nous les montrent quelques secondes :

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Et comme on pouvait s’y attendre, absolument AUCUN d’entre eux ne correspond à quoi que ce soit (toujours en partant du principe que voir dans le plan au sol de ce site une constellation que ses bâtisseurs ne connaissaient pas). Le point 1, c’est dans un champ à côté de la route qui sert aux touristes à accéder au temple :

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… j’sais pas, c’était peut-être une rizière des Zanciens Bâtisseurs® ? Meuh non, je ne persifle pas, que sommes-nous après 190 000 euros et 7 ans de recherches indépendantes.

Peut-être serons-nous plus chanceux avec le point n°2 ? Vu que c’est le seul à se trouver sur le site d’Angkor Vat ?

Ah bah non, même pas.

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C’est con, hein ? A vingt mètres près, au moins ils étaient dans l’enceinte. Et le troisième ?!

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Bon, même moi ça me gonfle. Sergio, on va aller directement au dixième ? Allez, faites un effort bordel, vous vous êtes mis à DEUX pour faire un bouquin entier là-dessus, il doit bien y avoir au moins un de ces points qu’on peut rattacher à quelque chose ?!

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SERGIO, ARRÊTE DE RIGOLER !

Bon, vous l’aurez compris, cette constellation complètement flinguée ne se retrouve absolument pas sur place, ni sur le site d’Angkor et encore moins sur le temple d’Angkor Vat, mais avec 7,3 secondes de présence à l’écran (vérifiez), allez donc vous rendre compte de la fumisterie.

S’ensuivent les habituelles platitudes sur le positionnement des monuments vis-à-vis des étoiles et des constellations variées.

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Et c’est là qu’entre en scène l’intervenant-bidon suivant : MATHIEU LAVEAU.  Sergio ?

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  • Si, jefe ! Mathieu Laveau, c’est oune « chercheur indépendant » qui « s’emploie à mettre en lumière les origines mystérieuses des pyramides d’Egypte » et qui « montre qu’il est possible de faire des rapprochements entre la géométrie de ces pyramides et des mesures astronomique dans l’univers ». Il dit avoir travaillé avec Georges Vermard, oune pyramidiot de la génération qui l’a précédé dont yé préfère vous montrer un extrait parce que c’est plus parlant que n’importe quel descriptif :

 

Ah ouais, quand même. Autre chose ?

 

  • Si ! Il est à l’origine de la primosophie, c’est-à-dire le « décryptage numérique des mots », une pratique qui consiste essentiellement à brasser de l’air assez fort pour faire décoller un avion, mais aussi à établir des rapports numériques complètement fumés entre des nombres premiers et certaines lettres, et ils en tirent des tas de pseudo-conclusions sur les origines de l’Égypte, les mystères de l’univers (je n’invente rien, ils parlent eux-mêmes d’«accès à la dimension divine »), et, oui, c’est aussi débile que ça en a l’air !

 

Effectivement Sergio, je constate qu’il a l’air particulièrement perché et, comme de coutume avec les pyramidiots, la taille de leur égo est inversement proportionnelle à celle de leurs qualifications en la matière.

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DONC, Mathieu Laveau, qu’on appellera ici « Quentin Leplat version Éco+ », qui explique les rapports entre Gizeh et les étoiles qui sont censées les surplomber, avec le mouvement des constellations dans le ciel de la Terre.

01:55:05 « Ce qui est vraiment absolument fabuleux : en -10500, au moment où Orion était au plus bas, on a un angle droit parfait il y a vingt minutes pas plus où on voit Orion et Sirius alors que l’étoile Sirius a un mouvement propre… »

Un putain d’angle droit.

Ok.

Trois fois rien donc, et là encore on se demande qu’est-ce que c’est censé vouloir dire (j’aurais trouvé ça plus impressionnant si les étoiles s’étaient mis à dessiner une bite, mais il faudra se contenter d’un angle droit) ; mais il n’en faut pas plus à Sylvie pour se remettre à éternuer des parallèles idiots :

01:55:29 « -10 500 avant notre ère soit il y a 12500 ans en une date relativement proche du début du Dryas récent »

Ah oui, « relativement proche » à conditions de ne pas y regarder à un siècle près ! Vous avez conscience qu’on parle là d’estimations et pas de dates précises ?! Ça a toujours l’air plus simple et carré sur une frise chronologique, mais on parle là de changements qui ne sont pas visibles à l’échelle d’une vie humaine entière !

Suite à quoi, ils remettent enfin sur la table le truc de la précession des équinoxes. Un déplacement astral qui existe bel et bien, et qui désigne la rotation de l’axe de la Terre dans l’espace et le cycle qu’elle y écrit avant de reprendre sa position initiale, décalant au passage la position des étoiles dans le ciel.

Un ballet céleste que nos ancêtres ont évidemment TOUS remarqués au fil des millénaires, faute d’avoir autre chose à glander de leurs soirées avant l’invention de la télé.

Cependant, faute de conception héliocentrique de l’univers, tous les peuples de l’Antiquité n’avaient pas pour autant déduit de ce mouvement la précession des équinoxes : les Égyptiens justement, plaçaient la Terre au centre du monde et avaient déterminé une année divisée en 360 (ou 365) jours ainsi qu’un zodiaque que nous montre Sylvie, celui de Denderah :

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Mais ils n’attribuaient pourtant pas le mouvement des étoiles à cette précession. Les Babyloniens avaient fait avant eux le même constat mais, leur astronomie étant un support à l’astrologie, eux non plus n’avaient pas fait le rapprochement ; et plus tard, Ptolémée a repris cette idée en établissant sa durée à 36 000 ans, soit dix millénaires de trop.

Je vous résume ça en quelque lignes, mais ce qui nous intéresse ici c’est que l’histoire de la découverte et de l’étude de ce phénomène spatial est aussi longue que compliquée, sachant que certaines observations étaient erronées, que certaines autres se sont perdues avant de réapparaître quelques siècles après, et que pas mal de visions ont coexisté pendant toute l’Histoire avant le XIXe siècle, où  l’on a fini par officialiser la chose au moyen d’observations astronomiques modernes.

Or, qu’est-ce que nous dit Sylvie ?

« Selon Platon, un tour de zodiaque durait précisément 25 920 ans ; la science moderne l’établit à 25 760 ans» (1 :56 :35)

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01:56:37 « D’où Platon a-t-il sorti il y a 2500 ans un chiffre aussi proche, ça reste une énigme qui n’intéresse pas grand monde »

Ah ouais ? L’énigme, ça serait d’où VOUS sortez cette connerie !

Parce qu’en réalité, Platon n’a jamais dit ça ! Les seules allusions à ce phénomène qu’on retrouve dans ses écrits sont dans le Timée, dont un des chapitres aborde l’astrophysique et ne fait qu’évoquer l’idée de la précession des équinoxes, et sans même l’appeler comme ça d’ailleurs mais plutôt sous le nom de « grande année » :

« … le nombre parfait du temps est rempli, la grande année parfaite est complète, lorsque les huit révolutions de vitesses différentes, venant à s’achever ensemble, se retrouvent comme au premier point de départ […] il est néanmoins possible de concevoir que le nombre parfait du temps remplit l’année parfaite au moment où ces huit révolutions, avec leurs vitesses, respectives mesurées par le circuit et le mouvement uniforme du Même, ont toutes atteint leur terme et sont revenues à leur point de départ » (Timée, 39D).

A noter qu’il évoque encore brièvement ce phénomène dans La République (« il y a une période qu’embrasse un nombre parfait. Pour celle des hommes au contraire, c’est le plus petit nombre dans lequel certaines multiplications […] à établir entre toutes les parties de l’ensemble une correspondance rationnellement exprimable ») et Le Politique (« celui qui intervertit le lever et le coucher du Soleil et des autres astres, car l’endroit où il se lève maintenant […] le Dieu renversa leurs cours et introduisit l’ordre actuel »).

Rien que de passablement vague là-dedans, d’autant que Platon n’avait pas de vision héliocentrique de l’ordre des planètes ! Bref, il ne mentionne absolument JAMAIS le moindre nombre et évidemment aucun calcul ! Encore un mensonge donc ; auquel s’en ajoutent d’autre :

D’abord, les recherches sur ce sujet occupent les esprits concernés depuis pas mal de temps au contraire, alors il faudra me préciser ce que signifie « ça n’intéresse pas grand-monde » à part pour tenter de rendre ça mystérieux : ici vous avez une publication en français qui date de 1751, et ici encore un mémoire de l’Académie des Inscriptions et Belles-lettres qui date de 1869, sur le même sujet !

Et ensuite, vous essayez d’enrober ce genre de calculs astronomiques dans une couche d’ésotérisme à deux balles, mais vous « « « « oubliez » » » » là encore que bien avant Platon, les savants antiques et en l’occurrence grecs faisaient déjà des calculs tout aussi complexes ! Parménide avait déduit au VIe siècle avant notre ère que la Terre était sphérique et théorisé le fonctionnement des zones climatiques ! Hippocrate de Chios avait développé au milieu du Ve une méthode pour calculer la duplication géométrique d’un cube ! Théodore de Cyrène avait théorisé les nombres irrationnels ; et Callippe de Cyzique avait théorisé le mouvement des étoiles et leur influence sur les saisons de la Terre au IVe siècle, sans oublier Ératosthène, qui un siècle à peine après Platon, avait réussi à calculer la circonférence de la Terre, rien qu’avec ses observations !

Alors que vous, à quatre, avec 200 000 balles et toute la technologie de votre époque,

VOUS ÊTES INCAPABLES DE FAIRE UNE PUTAIN DE MULTIPLICATION DE NIVEAU CM2§§§

Bon, donc, les ères zodiacales se divisent en périodes de 2 160 ans.

01:56:56 « quand on parle de l’ère moderne, ça a probablement à voir avec l’ère des  Poissons qui a commencé il y a environ  2000 ans. Nos fameux pêcheurs dans le catholicisme. Eh bien figurez-vous que chacune de ces ères précessionnelles est représentée avec soin dans les sites anciens »

Ça va revenir, donc notez bien, vous qui lisez ceci : chacune de ces ères est représentées. Prenez des notes.

Et on va tout de suite en profiter pour rappeler que les signes du Zodiaque que sont censés suivre les fameuses ères, ce sont Poissons, Verseau, Capricorne, Sagittaire, Scorpion, Balance, Vierge, Lion, Cancer, Gémeaux, Taureau et Bélier, dans cet ordre, étant donné que le sens de la précession des constellations dont on parle est l’inverse au sens de rotation de la Terre autour du Soleil.

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Et Graham Hancock en rajoute une couche en martelant que « il n’y a pas de doutes que les Anciens faisaient attention à ceci, durant l’ère du Taureau, le taureau était l’icône première dans l’Égypte ancienne ainsi qu’en Mésopotamie ».

… ok.

Donc, si notre ère a commencé en l’an 0… je ne sais même pas d’où ils tirent cette date d’ailleurs, en quoi le calendrier chrétien serait devenu LA référence pour la succession des constellations alors que ce n’était évidemment pas celle de l’Égypte et encore moins celle de la Mésopotamie?

Mais enfin au point où on en est, passons. Donc,  entre deux heures moins le quart avant Jésus-Christ et -2160 avant lui-même, c’était effectivement l’ère du Bélier, et encore avant, celle du Taureau, et entre -2160 et -4320.

Le problème, c’est que le taureau n’a jamais été une « icône première », c’est complètement faux ! Comme je l’expliquais dans un épisode précédent, le taureau Apis était vu comme une incarnation du dieu sur la terre dans le cadre du culte d’Apis à Memphis, mais ce qui fait sa particularité c’est sa longévité et pas son omniprésence. Il y a des animaux qui sont beaucoup plus représentés que lui si vous tenez absolument à établir une moyenne débile des représentations, à commencer par le faucon en la personne d’Horus, qui est bien plus important qu’Apis dans la religion égyptienne !

Et en plus, selon leur calendrier, la transition entre les ères du Taureau et du Bélier s’est faite en -2160, c’est-à-dire lorsque l’Égypte commençait sa première période intermédiaire, et lorsque la Mésopotamie voyait s’effondrer l’empire d’Akkad!

Mais cette dernière n’a pas disparu à la fin de l’ère du Taureau, elle a continué son histoire pendant encore une grosse quinzaine de siècles jusqu’à l’arrivée des Grecs. Donc si votre raisonnement avait du sens, c’est maintenant que vous devriez prouver que l’iconographie mésopotamienne se soit par magie déportée sur le Bélier dont on traversait l’ère, sinon votre discours ne tient pas.

Vous avez une preuve de ça? Non, évidemment.

Et Graham insiste avec aplomb :

 « Alors que nous nous dirigeons vers l’ère du Bélier, soudain le bélier devient l’icône principale, on peut voir notamment la colonne avec un sphinx à tête de bélier à Karnak, par exemple »

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… eh bien c’est faux !

Les Égyptiens n’ont pas non plus adopté cet animal comme leur icône principale ! Cet animal-là était essentiellement associé au dieu Amon (entre autres), ce qui fait qu’il était très représenté, mais c’est le même problème que pour Apis : il l’a été dans le cadre de son culte mais n’a jamais eu de soit-disant suprématie sur les autres !

Et puis d’ailleurs, cette célèbre rangée de statues qu’on appelle des criosphinx est censée représenter l’incarnation du dieu Amon dans deux de ses animaux symboliques, le bélier ET le lion. Vous voulez bien me dire pourquoi c’est le bélier qui devrait avoir la priorité sur le lion ?!

C’est complètement mensonger de faire une fixette sur cette photo de l’allée de sphinx du temple de Karnak, à ce compte-là et sachant que le spectateur est trop con pour aller vérifier lui-même l’ordre de succession des ères, je peux vous montrer ça :

… et prétendre que les Égyptiens vénéraient le caniche à sa mémère comme icône principale ! ARRÊTEZ DE MENTIR !

 « Soudain c’est un poisson qui devient le symbole notamment pour les premiers chrétiens »

Mais que quoi ?!

Alors primo, pourquoi les chrétiens seraient la référence en la matière ? Ça n’a aucun sens, les paléochrétiens l’avaient adopté mais dans la société d’alors qui fourmillait de religions et de cultes variés, à commencer par celui de l’empereur de Rome, vous avez des centaines d’autres symboles qui étaient utilisés, alors pourquoi on choisit ici celui d’une secte complètement minoritaire pendant plusieurs siècles ?! Et le pire, c’est que ce symbole n’est pas resté en place longtemps vu qu’il a disparu de l’iconographie chrétienne au cours du moyen-âge !

Et secundo, si le poisson est le symbole des premiers chrétiens, c’est parce que c’était un animal qui existait déjà dans la Bible, avec une certaine importance symbolique car dans Ézéchiel 47, il est synonyme à la fois d’une nourriture abondante (« Des pêcheurs se tiendront sur ses bords ; depuis En-Guédi jusqu’à En-Eglaïm, on étendra les filets ; il y aura des poissons de diverses espèces, comme les poissons de la grande mer, et ils seront très nombreux. »), mais il représente aussi le troupeau des fidèles adhérant à la fois : « Le royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer et ramassant des poissons de toute espèce. » (13 :47). Et ça recommence avec l’histoire de Jonas avalé par sa baleine, qui préfigurait la résurrection du Christ sortant du ventre de la terre. Sans oublier le poisson qu’on mangeait rituellement pour fêter sa résurrection.

De plus, le poisson s’oppose symboliquement à la viande, jusqu’ici rituellement sacrifiée et donnée en offrande aux dieux des cultes païens !

Bref, je ne suis pas là pour faire un cours de théologie, mais tout ça pour dire que cette putain de poiscaille n’a AUCUN RAPPORT AVEC LE ZODIAQUE§§§

Eh, mais au fait… qu’est-ce qu’ils disaient, tout à l’heure? « chacune de ces ères précessionnelles est représentée avec soin dans les sites anciens »

Ah oui? Sachant que vous avez utilisé une pauvre statue et une iconographie mal interprétée pour justifier les ères du Taureau, du Bélier et du Poisson, qu’est-ce qu’on fait pour les autres?

Ils sont où, les sites anciens qui sont censés représenter le Verseau, le Capricorne, le Sagittaire, le Scorpion, la Balance, la Vierge, le Lion, le Cancer et les Gémeaux ?! 

Probablement dans un énième film où tout sera révélé sisi-tkt-j’t’y jure?

01:57:44 « selon des mythes et des croyances anciennes de différents peuples, la Terre serait insérée dans des cycles le plus célèbre étant peut-être celui des soleils des Mayas ou encore les 4 âges de la terre de l’Hermétisme, la science d’hermès qui malgré le nom du dieu grec qu’elles empruntent remonteraient au moins aux antiques Égyptiens »

Les fameux « mythes et croyances anciennes », bien sûr.

Lesquels

Ça vous arracherait la gueule de citer vos sources bordel ? Pourquoi vous ne les citez pas alors que c’est selon vous tellement abondant ? D’autant que vous partez du principe que tous les mythes de tous les peuples du monde sont connectés et parlent de la même histoire, ce dont vous n’avez aucune preuve concrète comme d’habitude, et en plus vous entassez ceux que vous citez de manière complètement incohérente !

Je l’avais déjà débunké en incendiant LRDP, mais cette histoire des ères des Mayas est une énorme connerie ! Contrairement à ce qu’ils essayaient de leur faire dire, les Mayas n’avaient pas prophétisé un « soleil d’eau » avant le nôtre pour faire référence au Déluge chrétien ; leur légende des Cinq Soleils est un mythe de création fonctionnant en plusieurs ères successives, comme c’est courant dans beaucoup de cultures partout dans le monde, notamment celle des Grecs !

Et évidemment, le mythe des Mayas n’a aucun rapport avec le Zodiaque qu’on trouve dans le monde méditerranéen, mais ça vous l’aurez deviné vous-même.

Et puis, quoi, l’Hérmétisme ?!

Pour vous la faire courte, c’est un courant de spiritualité qui place la connaissance de l’esprit comme la seule voie permettant d’accéder au salut de l’âme, bla, bla, bla, c’est relativement ancien et mâtiné d’occultisme, de magie et évidemment, ça a connu un regain de popularité dans les années 60-70 avec la vague du New Age. Ça pique un peu dans la Kabbale et quelques autres cultes un peu spéciaux ; et donc c’est surtout né de la fusion des divinités Hermès et Thot, en Égypte, lorsque les Grecs y sont arrivés dans le sillage d’Alexandre le Grand !

Ça n’était pas la première ni la dernière fois qu’une nouvelle divinité naissait de la rencontre de pratiquants de deux religions polythéistes différentes (ça arrive régulièrement vu qu’on retrouve souvent les mêmes stéréotypes aux postes-clés, comme la divinité de la guerre, de la connaissance ou du Soleil).

Enfin bref, en tout cas, entre autres thèmes qu’ils abordent, ils évoquent effectivement quatre âges… sauf qu’ils ne les mettent pas du tout au centre de leur discours et surtout, il s’agit des quatre âges de la mythologie grecque ! Les âges d’Or, d’Argent, de Bronze, des Héros et de Fer (parfois il y en a cinq), évoqués par le poète Hésiode puis Ovide ; et qui n’a absolument AUCUN putain de rapport avec les âges à venir de la Terre puisque c’est censé avoir eu lieu avant même la suprématie des Olympiens ! Encore un mensonge, donc !

Et ils arrivent même à faire un rapport avec André Malraux ! Siiiiiii, je vous jure :

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01:58:12 « … est-ce à cela que le français André Malraux pensé lorsqu’il a prononcé cette célèbre phrase : «  le 21e siècle sera spirituel ou ne sera pas » »

Ouais, alors Malraux, il aussi dit que la culture ça s’hérite pas, ça se conquiert ! Et vous tout ce dont vous avez hérité, c’est d’un QI d’huître ! Non mais c’est quoi cet argument d’autorité de merde ?!

S’ensuivent quelques banalités sur la figuration des dieux des polythéismes anciens dans les étoiles et constellations, rien de particulier à redire à ça, car c’est vrai.

Pas le temps d’approfondir ce monceau de stupidités, car tout d’un coup le film repart dans l’autre sens, en Inde ! Vous vous rappelez, les caves de Barabar ?

« c’est au moment où je m’interrogeais sur le sens profond de tout ça que sont tombés les résultats de Barabar »

… avec un scanner 3D et son opérateur (woaa la teknoloji), un sonomètre pour faire des « études acoustiques » (ah), et un niveau à bulle laser pour mesurer l’horizontalité (de quoi, on sait pas mais avouez que c’est le bel objet), la verticalité, la planéité, mais surtout pour faire semblant de bosser sur des trucs.

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01:59:23 « les images que vous allez voir sont le résultat de scanner en 3d réalisé par double faisceau laser rotatif qui parcourt toutes les surfaces. Elles sont en quelque sorte l’équivalent d’une IRM les impacts des lasers détermine des millions de points qui permet ensuite de reconstituer les volumes avec une précision de l’ordre du millimètre et d’en obtenir des images en trois dimensions que je vais vous présenter brut, sans aucune retouche… »

… a.k.a un bon gros technico-bullshit pour faire « sérieux », ce qui plus concrètement se résume à ça :

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Et puis d’ailleurs, puisque vous avez sous la main de tels instruments, vous pouvez me dire pourquoi vous ne l’avez pas fait depuis le début et avec tous les autres sites historiques que vous nous avez montrés, du coup ?! Pourquoi vous ne faites ça qu’avec les caves de Barabar ?

Après quoi s’ensuit une longue, très longue séquence où ils nous présentent les même salles qu’on a déjà visité il y a une heure de ça, mais avec une vue prise de leurs appareils.

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Avec une étrange bande-son d’ambiance de films d’horreur franchement glauque pour que le spectateur soit bien effrayé par l’ampleur de la découverte : les salles sont soit dans la largeur, soit dans la longueur !

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Telle salle a telle entrée située à tel endroit, tel fond de salle est arrondie, plus ou moins voûtée, trapézoïdale ou pas, etc… et ? Et ? Y’a même pas de vanne de ma part hein, Sylvie ne fait qu’égrener une description laconique de la disposition interne de ces caves, et que ça.

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… non mais ho, vous aviez besoin de faire tout ce bordel de mesures pour vous rendre compte du plan interne de chacune de ces grottes ?! C’est n’importe quoi, tout ce que vous faites c’est faire mumuse avec des instruments pour faire semblant de bosser !

02:02:00 « ces grottes sont les plus anciennes de l’Inde et pour une raison  incompréhensible toutes celles qui seront ensuite réalisés durant les siècles suivants n’atteindront jamais un tel niveau de précision et de finition dans l’exécution»

Alors attendez.

D’abord, « votre raison incompréhensible » n’a rien d’incompréhensible, c’est complètement BANAL au contraire, là vous êtes justes en train de récidiver dans votre tentative de fabriquer du mystère quasi-paranormal pour un truc élémentaire : vous êtes en train de vous plaindre de l’arrêt d’un style de construction ? Du coup, pourquoi vous ne vous faites pas la même réflexion avec l’arrêt de la construction des cathédrales en Europe ? Ou mieux, avec les pyramides devant lesquelles vous passez le plus clair de votre temps à raconter des conneries ?!

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Et ensuite, vous êtes sérieusement en train d’affirmer que ça, là :

… ça n’atteint pas « un tel niveau de précision et de finition dans l’exécution » ?! Non seulement c’est exactement la même prouesse d’artisanat de la pierre qui y a été réalisée (c’est une photo des grottes d’Ajanta, creusées moins d’un siècle après celles de Barabar), mais en plus c’est orné du sol au plafond de colonnes et de sculptures variées taillées directement dans la roche !!

02:02:35 « dans ce matériau plus dur que l’acier trempé des formes complexes  ont été réalisés avec une précision oscillant entre 2 et 8 mm sur parfois plus de 13 mètres de longueur nous ne sommes pas dans un travail qui contentent l’œil mais dans des grottes quasiment symétrique en vertical, soit une véritable prouesse en regard des moyens supposée »

Putain mais arrêtez avec cette comparaison flinguée ! Vous avez déjà dit ça tout à l’heure pour suggérer hypocritement que le granite est impossible à mettre en forme alors que, je le répète, la pierre ça se taille, ça s’érode et ça se polit.

Et comme je le disais à ce moment-là, ces escrocs le savent très bien et non, ça ne nécessite pas des moyens démentiels et tout un arsenal d’outils sophistiqués relevant d’une technologie de pointe! Regardez un peu Gonthier en faire une démonstration dans cette vidéo !

Ensuite, pardon d’être encore une fois casse-couilles sur les mots, mais si vos caves sont « PRESQUE symétriques », alors elles ne sont PAS symétriques précisément, alors que votre exploit nécessiterai qu’elles le soient justement, et elles devraient l’être si ces caves à vin atlantes avaient été creusées par des aliens ! Et puis d’ailleurs, votre précision, elle est mesurée par rapport à quoi ? D’où ces foutus murs sont précis au millimètre ? Vous ignorez complètement l’écartement que les concepteurs de ce trou comptaient atteindre, tout ce que vous avez c’est celui que vous avez mesuré ! C’est stupide, l’écart de tolérance pourrait être de moins d’un micromètre comme de quarante centimètres, on n’en sait RIEN !

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Un bien bel étalage de mesures stériles pour faire bien, mais qui ne mène nulle part : de manière constante, l’éternel « argument » derrière ça, c’est toujours au raz des pâquerettes : «ils étaient primitifs, comment c’est possible de faire ça ».

« On atteint pas une telle précision par hasard »

Et une énième réédition de ce bon vieil argumentaire foireux, selon lequel la Science Officielle® prétexterait tout par le hasard, alors que c’est évidemment faux.

Vous ne trouverez aucun archéologue digne de ce nom sur Terre qui vous dira que le Pha That Luang ou la cité de Pétra ont été le fruit du hasard.

Tous ces monuments sont des chefs-d’œuvre d’architecture, de peinture, de sculpture et d’artisanat qui ont nécessité des décennies voire des siècles d’efforts et de labeur, pour servir un pouvoir politique ou spirituel la plupart de temps, mais rien qui ne se décide à la roulette russe pour servir vos hypothèses de fonds de chiottes.

02:04:16 « … ce qui nous éclaire sur l’existence de connaissances théoriques et de savoirs permettant leur concrétisation qui met en œuvre – un ingénieur pour la conception et des ouvriers confirmé pour la réalisation, ce qui apparaît très au-delà des savoirs et moyens techniques possédés durant la période Ashoka ».

Mais que quoi je hein ?!

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Un ingénieur et des ouvriers, c’est « très au-delà des savoirs et des moyens techniques » ?

MAIS EN QUOI BON SANG, VOUS VOUS ENTENDEZ PARLER ?!

C’est toujours plus stupide minute par minute ! Là ce n’est même pas une question de niveau technologique mais de CIVILISATION ! A partir du moment où les populations se sédentarisent et forment des structures sociales, même primitives, il se produit un tout petit détail qui s’appelle la division du travail. C’est-à-dire qu’en particulier avec l’arrivée de l’agriculture qui permet de quadrupler la production alimentaire et donc de libérer du temps et des paires de bras pour autre chose que de danser à poil autour d’un crâne de mammouth ; au Néolithique donc pour schématiser, les grands propriétaires deviennent généralement les autorités dirigeantes et des militaires, certains habitants de ces communautés se mettent à travailler le métal, d’autres le bois, d’autres la glaise pour produire de la céramique, d’autre se mettent à tisser, etc., etc., et les paysans continuent de se crever le cul soixante heures par semaine pour nourrir tout ce beau monde !

BREF, les métiers apparaissent et parmi eux, dans absolument

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… les civilisations du monde, vous avez des artisans professionnels et des ingénieurs, contremaîtres, architectes et autres experts de la construction qu’elle soit en bois, en pierre ou en terre ! Absolument PARTOUT !

Vous en faites que réfléchir par l’absurde, il n’y a aucun argument là-dedans ! Sans déconner, vous vous imaginez qu’ils ont bâti des trucs pareils juste en réunissant une paire de cultivateurs du coin et personne d’autre ?!

Ou alors vos fameux bâtisseurs plus moins aliens dont vous échouez systématiquement à prouver l’existence ?!

(le stūpa de Sanchi, qui date de la même époque que les caves de Barabar)

Et gnégnégné, la particularité de ces grottes serait la propagation du son à l’intérieur, dû à l’inclinaison particulière des parois qui supprime l’écho !

02:04:56 « où se trouvent donc les essais préalables ayant permis d’arriver à cette connaissance ? Ici encore comme pour le mécanisme d’Anticythère il a fallu expérimenter, concevoir des prototypes, on n’arrive pas du premier coup offert  des grottes aussi précises sans essais  préalables, or il n’existe aucun autre prototype  nulle part autre que ces deux grottes inachevées et ratées »

« Les prototypes de grottes » ?!

Mais c’est complètement débile ! Depuis quand on construit des « prototypes de grottes » ?! Déjà, qu’est-ce qui vous prouve que ces caves aient été conçues dans ce but et pas que ça soit un effet secondaire ? Et ensuite, qu’est-ce qui vous prouve qu’il y a eu expérimentation ? Que les artisans ayant creusé ce truc aient tout simplement raboté le plafond et les inclinaisons de mur au fur et a mesure, jusqu’à obtenir l’effet recherché, ça, ça ne vous vient même pas à l’esprit ?! Arrêtez d’être cons juste DEUX MINUTES !

Et ensuite ils se mettent à prendre des mesures avec leur sonomètre, toujours sans qu’on ait la moindre putain d’idée de ce que c’est censé vouloir dire d’après leurs résultats.

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02 : 05 : 21 « ces volumes se comportent comme des caisses de résonance, des tests effectués dans la grotte Sudama montrent que certaines fréquences font vibrer des parties précises de l’organisme lorsqu’on se place au centre »

Mais mais mais mais mais ?! TOUTES LES FORMES résonnent, bon sang ! Absolument toutes les formes ont une fréquence à partir de laquelle elles résonnent ! En quoi c’est un exploit que ça soit le cas ici aussi ?! Et c’est le cas dans toutes les formes ellipsoïdales, comme les stations de métro par exemple !

Et puis vous faites semblant d’avoir redécouvert la roue en vous stupéfiant que « Gopika résonne à 200 hertz, 400 hertz, 800 hertz et 1200 hertz » ? Vous êtes aussi mauvais en acoustique qu’en recherche historique bordel, ça vous aurait coûté quoi d’interviewer un véritable spécialiste de la question qui vous aurait informé que si un objet résonne à une fréquence de 200 hertz, alors il résonnera aussi à toutes les fréquences multiples de cette fréquence ! Donc il n’y a rien de prémédité là-dedans, alors arrêtez de vous plaindre que personne ne se pose la question pour un truc qui se fait aussi naturellement ! A croire que vous aimez passer pour des simplets?

Et dans les mesures de l’improbable, ensuite, il y a le mètre ! Le fameux mètre, que les indiens ne connaissaient pas non plus mais qu’ils refoutent à toutes les sauces.

« Concernant Sudama, le diamètre au sol de la chambre circulaire mesure 6 mètres, à un millimètre près»

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Ok, donc en supposant que cette mesure et toutes celles qui vont suivre n’ont pas été complètement bidonnées, ce qui est plus que probable vu qu’ils l’ont fait pratiquement à chaque fois jusqu’ici, on a donc une mesure égale à six mètres ?

Pardon mais le problème est toujours le même, votre mesure c’est 5,9988 mètres, et pas 6 précisément, ce qui devrait être le cas avec vos bâtisseurs imaginaires. C’est comme quand ils mentaient sur les mesures prises dans la chambre du roi de Khéops ; vous utilisez le mètre d’office et êtes donc contraint de faire d’énormes approximations pourries alors qu’avec la véritable unité de mesure utilisée, là par contre le résultat redevient cohérent ! C’est pour ça que pour nous, la coudée royale a une valeur moyenne de 52,36 centimètres alors que pour les Égyptiens, ça faisait 28 doigts tout rond !

Les concepteurs de cet endroit avaient probablement des mesures précises en tête, seulement on ne connaît pas les unités de mesures qu’ils ont utilisé, d’où votre erreur quand vous essayez d’y coller le mètre parce que c’est votre idée fixe !

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« … sur cette forme complexe de cône tronqué, on a placé une demi-sphère d’environ trois mètres de diamètre à cinq centimètres près cette fois, dont le centre se trouve à un mètre au-dessus du sol, à un centimètre près… »

Punaise mais.

QU’EST-CE

QUE

VOUS

FOUTEZ ?!

Il n’y a absolument rien qui va dans ce bazar ! D’abord vos mesures sont complètement approximatives et tolérées en fonction du sens du vent (3,0513, puis 4,0799 ou encore 2,0227) sans qu’on sache à partir de quelle marge c’est censé devenir impressionnant ; mais votre coupole ne fait donc PAS trois mètres pile, mais surtout :

Pourquoi le « centre » se place à un mètre du sol ?! A quoi ça rime de surélever le plancher d’un coup pour prendre vos mesures ?

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… et c’est probablement pour ça, parce que si leur droite allait directement de la paroi en haut à gauche jusqu’au sol, ça ne donnerait aucun résultat presque entier !

Vous ne justifiez jamais rien, vous ne faites que montrer des mesures pétées sans jamais rien expliquer !

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« Je ne vais pas vous vendre le mètre sur quelques mesures »

Non, bah non, ça ferait vulgaire, hein ?

« … ce cercle fait six mètres de diamètre ou encore PI en coudées royales de diamètre ; si on le divise par six comme la coudée, alors l’arc vaut Pi en mètres ».

Oh la vaaaaaache….

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PI EN COUDÉES ROYALES ?! Mais ça n’a aucun putain de sens, arrêtez tout !

D’une, vous collez le mètre dans l’équation alors que vous n’avez aucune preuve qu’il aie été connu et encore moins utilisé ici,

De deux vous y collez par-dessus la coudée royale égyptienne qui n’a connu jusqu’à preuve du contraire ni le mètre, ni l’Inde de l’empire Maurya,

De trois vous multipliez en vrai Pi avec la coudée royale sans justifier le bon milliard d’incohérences que ça présuppose, et vous parvenez à vous planter ?!

Une coudée royale moyenne, ça fait 52,36 centimètres, et si vous multipliez ça par 3,1416, alors le résultat c’est 164,49 centimètres ! Vous les trouvez où, les 435, 50 centimètres manquants pour faire votre diamètre ?! C’est complètement hallucinant de mentir à ce point !

Et il devient quoi dans tout ça le nombre d’or ? Et la proportion parfaite ? Et la coudée ? Et la quine royale des bâtisseurs ? Et le talisman sacré du crâne ancestral ?!

02:07:07 « ces grottes de granit se trouvent elles aussi sur un point de discontinuité de la Terre, ces points si particuliers de notre écorce terrestre »

Ah bah manque de bol, c’est encore et toujours faux. Vous vous rappelez de l’épisode précédent ? Eh bien, visez un peu où se situe le site de Barabar sur la plaque terrestre indienne :

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C’est con, c’est encore moins exact qu’avec Khajuraho ou Pyay !

 « Je pense que nous nous sommes totalement trompés sur la véritable fonction de ces temples sacrés de notre passé »

Effectivement. Ça sert à faire parler les cons.

A la prochaine et dernière fois, et n’oubliez pas : la drogue, c’est chouette tant que vous ne vous appelez pas Patrice Pouillard!

 

 

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Mes remerciements à Simon G. et Gollum Illuminati.

COMPTEUR :

Sophismes : 60+12

Mensonges : 84+18

Assertions : 34+1

Victimisations : 4+1

Dénigrements : 9+1

Méthodologie foireuse: 25+3

Bibliographie :

Mémoires présentés par divers savants à l’Académie des inscriptions et belles-lettres de l’Institut de France. Première série, Sujets divers d’érudition. Tome 8, 1e partie, 1869.

GENESLAY E., L’astronomie à travers les siècles : VII. Les bâtisseurs de I’image de I’Univers (A. Avant Copernic), L’Astronomie, Vol. 83, p.20.

HEULER Léonard, Recherches sur la précession des équinoxes, et sur la nutation de l’axe de la terre, 1751.

LAZARIDÉS Christian, « Année platonicienne » et période précessionnelles », in Publication de l’Observatoire Astronomique de Strasbourg, Série « Astronomie et Sciences Humaines », n° 2, 1988.

 

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Une réflexion au sujet de « Bâtisseurs de l’Ancien Monde, épisode X »

  1. sur le sujet des « ères », pour mieux comprendre d’où vient leurs incohérences, il suffit de constater que pooyard à été « initié » par grimault, qui lui à été « initié »par paul le cour (créateur de l’association Atlantis, dont grimault à été par la suite président). et ce fameux paul à écrit un livre absolument pas scientifique du tout, qui s’appelle « l’ère du verseau ». dans son livre il explique que l’évolution des ères se passe à l’envers. du coup, dans leur vision du monde, si on est dans l’ère du poisson, alors la prochaine sera celle du verseau. conseil de lecture sur le sujet : https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=11&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwjo0PLNrdTlAhVs1-AKHYePCj8QFjAKegQIGBAH&url=https%3A%2F%2Fbooks.openedition.org%2Fbibpompidou%2Fpdf%2F659&usg=AOvVaw2hqHpdKp-HhKdQR42oUBUU (page 12)

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